Beaudelaire – poème


Spleen IV de Charles Baudelaire

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle

Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,

Et que de l’horizon embrassant tout le cercle

Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;

Quand la terre est changée en un cachot humide,

Où l’Espérance, comme une chauve-souris,

S’en va battant les murs de son aile timide

Et se cognant la tête à des plafonds pourris

… extrait du poème « Lecteur  » (Beaudelaire)

Le chant du silence dans le cogito beaudelairien, dépossédé de soi, de ses repères, où résonnent des sonorités d’espérance déchue. Quelle est cette terre germant les fleurs du mal ..? J’ai associé ce poème au Boléro de D. saez: « Elle était profonde »…

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