H. F. Thiefaine


Le vent laisse d’étranges trainées sur la quai de nos certitudes …

(Les Filles du Sud – H. F. Thiefaine)

Inutile de graver mon nom sur la liste des disparues. J’ai broyé mon propre horizon et retourne à mon inconnu. Pas un seul cheveux blanc n’a poussé sur mes rêves. Et pour cause, ai-je encore un rêve sans cet horizon ? Soleil cherche futur …Dois-je attendre le zippo du diable pour crâmer la toile d’araignée où mon âme est piègée ? Nos enfants ne dansent plus maint’nant, ils comémorent à travers leur modem et leurs écrans-goulag. Y a pas que les conneries futiles et dérisoires qui flinguent le quotidien du citoyen moyen. Faut-il être saturé d’un rare espoir pour danser dans les ruines des limousines ? L’ombre du remord fait hurler les anges à la mort. Les vaccins de la vie sur les bleus de nos coeurs ont la mélancolie des sols bémols mineurs. Mais que devient le rêveur quand le rêve est fini ? Faillite mentale, coeur sous perfusion.

La réussite est un échec pour celui qui veut plus danser. La tristesse est la seule promesse que la vie tient toujours. On met des mot sur le silence pour être sûr d’avoir raison.

Psychopompes, métempsychose et sportswear …

Petite histoire, ballade nostalgique que j’ai entrepris de concevoir avec plusieurs phrases des chansons de ce grand poète: Hubert Félix Thiéfaine !

Son dernier album Homo Plebis Ultimae Tour (en Ed. Limitée !) reprend notamment d’anciens titres que j’ai plaisir à réécouter. Humour noir, poésie, spleen, univers psychanalytique (sa formation de base étant la psychologie), écriture singulière ( De l’Amour, du lard ou du cochon ?), des influences littéraires, un engagement, … de la bonne musique, à texte, comme je les aime.

500x500-000000-80-0-0

Publicités

4 réflexions au sujet de « H. F. Thiefaine »

  1. Nostalgie : Naf en était fou, il hantais la R11 bleu electronique le jour et la nuit. Ces paroles incomprehensible et pourtant si sensible, portées par une voix railleuse et belle…. Merci pour ce retour dans notre jeunesse.

    • Ah ce Naf….Ah cette R11 bleu eln ! Que de souvenirs !!! De grands moments à l’époque de nos études ! « Dans les ruines de l’école où brûle un tableau noir, une craie s’est brisée en écrivant: « espoir » ! (H. F. Thiefaine)

    • Merci Elisabeth. Je redécouvre moi même les textes de Thiefaine après plusieurs années et suis conquise ! Un concentré de rêve, d’illuminations, d’espoir, de revendication, de dénonciation et surtout de pure poésie. Je ne vois personne écrire de tels textes avec une syntaxe découpée et une force des mots qui défie toute les proses. Le bonheur de la tentation très loin des médias et des paillettes du showbiz !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s