Quand Légo revisite l’Art !

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Mona Lisa …Klaxon ? Clin d’oeil à Higelin mais non …, Mona Lisa, la Joconde de l’illustre Léonard de Vinci ne semble pas être au bout des inspirations des artistes. Entre parodies, caricatures, refignolages ou autre revisites en tout genre, la voici pixelisée par le designer italien Marco Sodano.

Une entrée en matière par le biais des cultissimes cubes de plastique, chers à nos p’tites têtes blondes: Légo !

Résultat ? J’aime !

Jugez plutôt…tant pour Mona Lisa que pour l’autoportrait de Van Gogh : Une belle résolution pour mon oeil 🙂 Et pour le vôtre ?

by Marco Sodano

Légo, La Joconde, by Marco Sodano

Légo, Van Gogh, by Marco Sodano

Légo, Van Gogh, by Marco Sodano

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Festival VIA 2014

Vidéo


Dommage que ce Festival Via soit si loin…  Si vous êtes dans l’est…

A regarder le teaser, les installations artistiques explorent des mondes de possibles, dont les limites sont sans cesse repoussées par les nouvelles technologies 🙂

Et, ce qui n’est pas pour me déplaire, Philippe Découflé participera à cette édition 2014, la danse caressant doucement le souffle prometteur des techniques numériques.

Festival VIA, Manège de Maubeuge & Mons, France et Belgique, du 13 au 23 Mars.

 

Le printemps des poètes

En passant


Le printemps des poètes revient en mars pour l’édition 2014 ! En hommage à Max Jacob, que je découvre, poète insatiable, avant-gardiste, et au talent de graphiste et peintre.

L’affiche, très belle !

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Musique acidulée
Boum ! Dame ! Amsterdam.
Barège n’est pas Baume-les-Dames !
Papa n’est pas là !
L’ipéca du rat n’est pas du chocolat.
Gros lot du Congo ? oh ! le beau Limpopo !
Port du mort, il sort de l’or (bis)
Clair de mer de ver de terre
Rage, mage, déménage
Du fromage où tu nages
Papa n’est pas là.
L’ipéca du Maradjah de Nepala.
Pipi, j’ai envie
Hi ! faut y l’dire ici.
Vrai? Vrai ?
« Musique acidulée », Laboratoire Central, O., p. 606.

 

La tête dans les nuages

En passant


Est ce parcequ’il pleut, que la grisaille ambiante (atmosphérique) devient une denrée frisant l’excès de zèle au dessus de nos têtes, ou est-ce simplement parceque mon cerveau aime aussi se délecter d’images surréalistes, belles, poétiques, impressionnantes, que je m’interesse, là, à ces nuages qui pourtant sont les bêtes noires de notre quotidien, puisqu’ils sont indicateurs d’humidité et donc de morosité ..? Le ciel bleu, c’est tellement bien; pas une ombre de cumulus ou autres formes cotonneuse en suspens. Alors regardez plutôt, non plus la fonction ou les conditions de création de ces intrus dans notre ciel, mais leur esthétisme, leur forme inhabituelle qui les fait devenir beaux, impressionnants, étonnants … et pour un peu on les aimerait !

Comme quoi dès lors que l’objet sort des « cieux » battus, son authenticité remonte en surface et sa beauté naît à travers son caractère insolite ou atypique.

Pour observer certains d’entre eux, il vous faudra cependant être en altitude, ou loin du pôle, ou parfois dans des conditions atmosphériques bien spécifiques (tornades, orages, …).  Mais peu importe, levons les yeux, la beauté se trouve aussi au-dessus de nos tête !

Voici donc, le nuage mammatus:

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Les ondes du Kelvin-Helmholtz :

Kelvin-Helmholtz

L’impressionnant nuage lenticulaire :

nuage lenticulaire

Les poétiques nuages nacrés :

nuage nacré

ou, tel un rouleau, l’étonnant Arcus :

Arcus

D’ ombre et de poupées

En passant


Artiste coréen, Bohyun Yoon met en lumière le corps et la relation des corps à travers des ombres ! Stupéfaite par ce concept érigeant la lumière comme matière à créer de l’Art, je reste également ébahie par la matière première utilisée, sa représentation légèrement morbide se transformant en une guirlande joyeuse !

Des membres de poupées en silicone, tronc, bras, jambes, pieds, têtes, suspendus dans les airs, donnant à voir un cimetière de jouets anciens. Un projecteur, une lumière et un résultat surprenant: je vous laisse regarder !

Et derrière ce résultat, sûrement un travail minutieux, précis dans la disposition de l’outil pour aboutir à ce jeu d’ombres !

Bohyun Yoon

Point à la ligne : un recueil de textes

Mis en avant


Les requins de l’édition …

Bulles de poésie

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Ce recueil de textes « Point à la ligne »  ne sera imprimé qu’en exemplaires très limités et de façon artisanale. Ou restera un recueil numérique…
Un projet (textes et illustrations) soumis à plusieurs maisons d’édition (en compte d’auteur et compte d’éditeur), avec un avis favorable de publication pour chacune d’elles …(et même un coup de fil d’un certain écrivain de 7Ecrit); j’ai pu entrevoir les coulisses du monde de l’édition …

J’ai froid tout d’un coup !
Et préfère les petits poissons aux requins …

Pauline Ohrel : de rouille et de fer


A l’origine de ses oeuvres :

pauline-Ohrel_un lieu: une décharge public sur l’ile de Bréhat où se trouve sa maison de famille.

un matériau: un amas de fil de fer grillagé, érodé, oxydé par les aléas du climat.

un talent: le sien, celui de sculpteur (à l’origine avec de la terre ou du bronze).

Et comme résultat, des sculptures hors du temps, aériennes et entrelacées. De la dureté du Fer émane la grâce, la légèreté et la fragilité. Bel exemple que ses sculptures conçues avec de simples fils de fer issus de la jaille et devenant, par un travail de mains et d’émotions, des êtres animés par tant de plasticité !

Pauline Ohrel et ses sculptures de grillage. Une sensibilité en suspension dans les contrastes: vide-plein, noirceur- vie, force-fragilité, … Cette ancienne avocate de droit social, reconvertie dans son Art, expose dans de nombreuses galeries en France et à l’étranger. Une force majeure.

pauline Ohrel

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Grand Central terminal …dans les étoiles.

En passant


Ciel ! Grand Central Terminal !

Je lisais un roman hier soir lorsque l’action eut lieu dans la gare de New York: Grand Central Terminal. Je repense alors à ce lieu assez fascinant que j’ai pu découvrir en 2009 et replonge dans mes photos avec ce souvenir presque intact d’un plafond recouvert d’une fresque verte grandiose du style beaux Arts.

C’est bien ce contraste bluffant entre l’architecture rectiligne et vertigineuse des tours de Manhattan et l’architecture ancienne au décor somptueux, conservé ou restauré, de certains de ses bâtiments ( NY Public Library ou Grand Central Terminal …) qui interpellent et amusent.

Sortie de terre à la fin du 19 ème, plusieurs fois démolie, reconstruite, agrandie puis rénovée dans les années 1990, la grande station offre un gigantesque plafond orné de constellations: un décor réalisé par un peintre français (Paul César Helleu) qui a été découvert sous une épaisse couche de crasse ! Autant dire que devant une telle oeuvre, réalisée à 38 mètres de haut et face à un sol de marbre beige, le visiteur s’en souvient !

Et comme quoi nos lectures sont parfois vecteurs de souvenirs !

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Sonnent les notes – poème

En passant


  Sonnent les notes

Du silence jaillit le cri,

Eparse, hurlant, lancinant,

Et repassant comme un faux-pli,

Mutisme résonne comme une fausse note.

Sonnent les notes et le gimmick,

Coeur battant la volupté du temps,

Captant le La et jouant l’anesthésie,

Courte pause déjouant les brusqueries.

                           ninie la bulle

Sans musique la vie serait une erreur…

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Couleurs probables

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Toile acrylique

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Ce matin, les demi-teintes ne sont pas de mise. Jaillissent les couleurs dans un feu d’action. Une Bretagne forte de ses couleurs ..? L’amalgame porte sur une toute autre vue: celle d’une conjugaison improbable entre les couleurs de ma dernière toile et la musique que je lui associe. Hoodoo, par Muse (Black Hole and Revolution) qui d’ailleurs m’évoque, dans les premières secondes du morceau, un petit air de la musique de Pulp Fiction (quelques sonorités de Zed’s Dead Baby…)

Un mouvement en deux temps: le calme de la nostalgie qu’une symphonie puissante vient débusquer. Autant dans cet opus de Muse que dans l’explosion des couleurs de ma toile. Exogenis Symphony (Muse) aurait pu aussi l’accompagner, avec toute l’ampleur de ce titre.

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Guernica revisité par les Simpsons

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Guernica

Je me retrouve sur la toile face à une parodie (est-ce le bon terme ?) du célèbre tableau Guernica par … les Simpsons ! Réaction d’amusement dans un premier temps. Puis réflexion sur les possibilités artistiques autant que sur le tableau original de Guernica et l’origine de la réalisation de cette oeuvre par Picasso que chacun connaît de près ou de loin.

Humanisme, Pacifisme, Religion, Dénonciation, Génocide, Bonne ou mauvaise Guerre du courant marxiste, Autoritarisme, Dictature Franquiste, Nationnalisme, Violence…autant de notions qui peuvent s’entrecroiser ou plutôt s’entrechoquer dans la lecture de cette oeuvre cubiste gigantesque réalisée en juin 1937. L’Art au service du Pacifisme, l’Art au service d’une dénonciation de l’horreur, l’Art comme support d’une contre-propagange fasciste, l’Art au service de la non-perdition de l’histoire dans les mémoires collectives, l’Art comme patrimoine mondial ai-je envie de dire.

Une composition en monochrome ou presque, des personnages relatant la violence du bombardement, victimes du massacre, reprise et revisitée par les personnages emblématiques des Simpsons. A l’instar de la bande dessinée ou du film d’animation, l’interprétation libre du tableau de Picasso  par Matt Groening, auteur des simpsons, est une juxtaposition des personnages et têtes d’animaux proposés par Picasso par celles des bouilles bien connues de la série.

Mais faut-il y voir vraiment un hommage? Je me pose simplement la question … Y a t’il une morale, une éthique sapée, par cette dichotomie oeuvre artistique dénonciatrice des horreurs de la guerre et oeuvre libre (voire un tantinet libertaire) du créateur des Simpsons, dont on attribue volontier un humour caustique aux personnages. Je pense qu’il serait interessant de se pencher sur la « psychologie » et la morale de ces personnages américains « héroifiés » qui connaissent d’ailleurs un fort succès.

L’art est-il transposable à n’importe quelle oeuvre d’humour, et surtout lorsque son origine prend sa source dans les violences de l’Histoire ? Si quelqun a une idée sur la question …

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L’Estuaire …et le passage de Jean Prouvé

En passant


Tourisme

C’est en regardant le programme de l’Estuaire que j’apprends que Jean Prouvé a laissé une trace à Nantes: La Station Prouvé, un petit bâtiment polygonal à 13 faces, situé sur l’Ile de Nantes, abritant une exposition retraçant les trésors des trois dernières années des éditions de L’Estuaire. Alors quesaco ..? Il s’agit en fait d’un prototype de petite station service, imaginé par J. Prouvé dans les années 60 (pour Total), réalisé de façon à pouvoir la déplacer aisément. D’où sa légèreté, et ses façades entièrement démontables.

Ami de Le Corbusier dont chacun sait que sa griffe anime le paysage de Reze (entre autre !), J’avais eu l’occasion de me pencher sur le travail de Prouvé dans le cadre de mon travail. Comme quoi, travail et information personnelle sur les festivités culturelles de Nantes finissent parfois par se croiser !

A la fois, ingénieur, architecte et designer de mobilier (et ferronnier !), Jean Prouvé à marqué ces dernières années par ses talents pluridisciplinaires réservés à une élite: il construit, certes mais conçoit aussi !

« Il n’y a pas de différence entre la construction d’un meuble et d’une maison. » « Construire un meuble est une chose sérieuse, très sérieuse, s’il s’agit de composer des objets dans l’espoir d’une diffusion importante. Que de sévices ne subissentils pas, nos meubles ? Que de résistances à l’effort, aux contraintes ne leur demande t-on pas ? Les problèmes à résoudre sont aussi complexes que ceux des grandes constructions. Je les assimilai à des bâtis de machines, destinés à travailler durement, ce qui me conduisit à les composer avec les mêmes soucis, donc les mêmes règles de résistance des matériaux, voire les mêmes matériaux. Les tubes d’acier cintrés ne pouvaient pas me satisfaire. C’est la tôle d’acier qui m’inspira. Pliée, emboutie, nervurée, puis soudée. Les sections d’égale résistance et les tracés rigoureux en découlèrent, mis en valeur par le raffinement du détail et des qualités de finition. » J. Prouvé

Son originalité tenait à l’utilisation de la tôle d’acier dans le mobilier. Il restera un grand créateur dans la tradition du travail du métal avec le souci permanent du détail et la recherche de l’esthète. Dans ce paysage de l’industrie de l’entre-deux-guerre, il représentait le fer de lance de l’architecture moderne.

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Oeuvres artistiques de l’Estuaire

En passant


Oeuvres artistiques de l’Estuaire

Il y a le « Voyage à Nantes« , connu pour ses expos et festivités durant l’été et il y a aussi les oeuvres artistiques de l’Estuaire (de la Loire, bien sûr !), éphémères ou permanentes, parsemant des lieux uniques dans diverses communes de la métropôle Nantes-St Nazaire.

En voici deux démontrant la créativité des artistes et l’implication singulière autant dans l’architecture que dans l’espace naturel du littoral:

Le géant Mètre ruban, outil primaire indispensable dans la construction, réservoir de précision et objet de calcul indispensable dans l’architecture. Par Lilian Bourgeat, visible au coeur de l’ile de Nantes (dans la cour d’un groupe créant des projets immo !). Ou quand l’objet usuel et banal devient une icône et une oeuvre, par la force même de sa fonction ! C’est peut être pour cette raison que j’aime cette oeuvre …

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Rue La noé Bras de Fer, Nantes

A la pointe du Mindin à St Brévin Les Pins, le mastodonte serpent d’océan affiche clairement sa position de force, comme échoué sur le rivage, arrivant de nulle part ou peut être d’un imaginaire …Signé de l’artiste chinois Huang Yong Ping, il est dit que cette oeuvre gigantesque et squelettique aborde les grandes questions propres à la mythologie chinoise (identité culturelle, questions environnementales …). Je suis assez partisane d’une autre lecture également proposée, celle mettant en évidence « le paradoxe de l’homme sciant la branche sur laquelle il est assis, tiraillé entre capacités créatrices et pulsions destructrices ».

Toujours est-il que ce monument sculptural interpelle autant qu’il est grandiose à contempler et j’espère pouvoir me faire ma petite idée sur place, et si possible au coucher du soleil. Un vrai spectacle sûrement, où vont finir par flirter la flore marine et les verterbres puissantes du serpent des mers, sans compter sur le flux des vagues qui doit s’engouffrer avec brillance et parfois véhémence entre les lignes de plein et de vide de cette architecture atypique !

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Les frères Bouroullec


    Deux bretons, deux frères, associés depuis 1999. Erwan et Ronan Bouroullec.

Figures des plus créatives dans le design français. Et pour cause, leur travail est mis en vedette jusqu’en septembre au musée des Arts décoratifs, au grand Louvre à Paris. Carte blanche pour une mise en scène grandiose, « Momentané » fait la part belle à quinze ans de création dans cette grande nef où les parois gigantesques (12 mètres de haut !) sont également habillées par les deux designers.

Ronan Bouroullec: « Faire une exposition, c’est un projet, au même titre que créer une chaise ».

Diplômé de l’école nationale des Arts Décoratifs pour Ronan, l’aîné, et de l’école nationale Supérieure d’Arts de Cergy Pontoise pour son cadet, Erwan, ils seront rapidement mis sur le devant de la scène, travaillant pour les plus grandes enseignes du Design: Vitra, Ligne Roset, Cappellini, Magis, kartell,…

Leur travail ? Un subtil mélande d’épure, de fonctionnalisme, de modularité, un mobilier redéfinissant l’espace.

Gratifiés de plusieurs prix, exposant au MoMa ou au Centre Pompidou, c’est donc au tour de l’un des plus beau musée du Monde de les recevoir. Entre créations Design en série, mises en scène, architecture d’intérieur, maquettes, croquis, dessins, films, photos, …les frères Bouroullec n’ont pas lésiné. « Momentané » est aussi l’occasion pour eux de rendre compte qu’un objet n’est pas transparent mais qu’il revêt une dimension créatrice et des procédés de fabrication en amont.

Plusieurs de leurs créations sont en boutique et sur le site okxo: Table basse « Panier » (Kartell), Fauteuil Papyrus (Kartell), la collection »Steelwood » (Magis), Table « Baguette« (Magis), lampe « Piani » (Flos) et, fraichement sortis, les luminaires « Aim Led » (Flos).

« Momentané » au Musée des Arts Décoratifs; 107, rue de Rivoli (Paris 1er).

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Arts Décoratifs Paris - Bouroullec - blog Okxo

Ngc 25 – Les discrets

En passant


C’est avec un grand bonheur que je vous présente la compagnie Ngc 25, une compagnie de Danse contemporaine travaillant sur Nantes, proposant régulièrement des ateliers aux élèves d’Arts Circuit.

ngc 25 est une compagnie qui fêtera bientot ses 15 ans.  Son nom ? il vient de l’ âge de son protagoniste au moment de la création de cette compagnie: Nouveau Groupe Chorégraphique 25 ! A sa tête, Hervé Maigret qui a travaillé plusieurs années au Centre National chrorégraphique de Nantes, Nathalie Licastro, Stéphane Bourgeois.

Bientôt ce sera la fin de cette première année de Danse avec Ellen à Arts Circuit et j’en retire de très grands moments partagés de Danse et placement (barre au sol).

Voici « les Discrets », pièce de Hervé Maigret – ngc 25 – que j’aime particulièrement:

Street Art

En passant


Urbain, l’Art fait son show !

Revendicatif,  artistique mais surtout expressif, le street Art est partout autour de nous, investissant l’espace public. Utilisant la peinture, les aérosols pour graffer, le pochoir ou les affiches, et que son intention soit de véhiculer un message ou de s’approprier une signature visuelle aux yeux de tous, cet art éphémère étonne, suscite l’admiration, la gêne, l’envie, le doute, le plaisir ou la colère; dans tous les cas il provoque un sentiment, quelqu’il soit. Tribune libre de ces artistes urbains, la rue est leur support, leur pratique cet espace de communication visible par le plus grand nombre. Pour ma part, j’aime certains d’entre eux, révélant un grand talent s’immiscant parfois derrière une vérité criante, ou simplement un appel à la conscience, d’autres faissant plus appel à une note amusante, voire touchante.

En voici quelques uns…

Il y a ceux qui utilise le graf et l’objet comme un duo artistique, toujours surprenant et ludique …

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ou celui qui utilise une faille ou un élément naturel pour en faire le point de mire de son oeuvre … comme ici !

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ou là …

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Ceux qui font appel à une imagination architecturale, transposant une part du réel en jeu ludique … et on se dit « ah il fallait y penser ! » …

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Ou le Street Art façon geek … (bien vu !)

street art façon geek

Ou encore le graff urbain faisant passer un message, provocateur et déclanchant la polémique …

le graff qui fait polemique à londre

Gouttes de pluie …

En passant


Goûte ces gouttes de pluie…

Encore un dimanche pluvieux, déraisonnable par la lassitude de cette morosité ambiante que le ciel semble vouloir pérenniser. Bref, pour en trouver quelques points positifs, peut être faut-il se pencher du côté de l’art …photographique. Merci à toi Voilalété (et j’espère bien que l’été pointera ses doux rayons prochainement) pour cette découverte de photos magnifiques réalisées avec une caméra numérique spéciale, juste après la pluie.

Voyez ce que ça donne ! Comme quoi, dans chaque chose qui nous déplaît, on peut toujours y trouver du beau. Et sur une musique sensuelle et féminine comme celle de Sia, c’est encore plus beau !

gouttes de pluie1 gouttes de pluie2 gouttes de pluie3 http://youtu.be/HtTHsBlhdxo

La mémoire du Cri – La Fura Dels Baus


Artrock, clôture avec la Fura

Comme j’aurai aimé être spectatrice de ce spectacle qui promets d’être monumental.

A l’occasion de la clôture du 30 ème Festival Artrock,  l’emblématique troupe espagnole doit être en pleine effervescence, profilant  le géant et vertigineux « Transformer » sur les strating bloks pour déambuler après minuit dans les rues de saint Brieuc. Un spectacle promis à la démesure et à l’enchantement de tous les festivaliers qui ont la veine de vivre ce soir ce building du phénomène catalan présentant « La mémoire du cri » (titre que j’aime beaucoup ! Mais que se cache t-‘il derrière ? ). Totalement innovant par son concept qui s’attache à adapter le spectacle aux éléments d’architecture de la ville où il se produit, ce collectif fait aussi participer son public. Alors quelle surprise pour ce soir avec La Fura …  ?

Eh vous me raconterez les gars, hein ? Et dire que j’aurai pu y être… Je vais me faire un Cantat chante Led Zep, histoire d’oublier que je ne serai pas devant ce big transformer ! A chacun son trip !

La Fura Dels Baus

Le Corbusier et Tolix !

En passant


Le Corbusier ... ce visionnaire urbaniste, architecte, designer et artiste du 20 eme siècle !

Souvenez vous que plusieurs de ses réalisations figurent au patrimoine mondial de l’UNESCO. Sans être un architecte hors pair d’un point de vue esthétique (les nantais connaissent la cité radieuse de Rezé), il développe dans les années 30 à 50 une théorie de l’architecture moderne fondée principalement sur le bien être et le bonheur des habitants (« La maison est une machine à habiter, mais aussi le temple de la famille. »).

Grand puriste, parfois agitateur dogmatique, ses créations émanent d’une réflexion sur l’urbanisme sur la manière d’habiter, allant jusque s’intéresser au mobilier.
Ce Charles- Edward Jeanneret-Gris (de son vrai nom) collabore avec Thonet, se nourrit également des arts plastiques, rencontrant G. Braque, G. Klimt, P. Picasso ou F. Léger, fondateurs du cubisme.

Alors quel est ce lien avec la société bourguignone TOLIX ?

Ce que l’on sait peut être moins, c’est que le Corbusier s’était aussi interessé aux couleurs des objets.
Dans le cadre de sa polychromie architecturale, qui reste l’un de ses plus grands chefs d’oeuvre, Le Corbusier met au point un « claviers de couleurs » (une palette de 63 nuances) reposant sur le postulat, novateur pour l’époque, selon lequel chacun d’entre nous, selon sa personnalité, »se reconnaît soi-même en reconnaissant ses couleurs »…
La couleur devient cet élément capital qui modifie l’espace, classifie les objets et interagit avec notre sensibilité.
C’est peut être cette spécificité qui prend en considération une réflexion riche sur l’urbanisme moderne qui caractérisent l’oeuvre de cet homme : l’art d’habiter, la forme et les couleurs des objets, la perception des sensibilités et émotions…
Une approche transversale incluant l’architecture, la psychologie sur les valeurs humaines et les Arts.

A la redécouverte de l’oeuvre de Le Corbusier, Tolix présente ainsi les nouvelles nuances issues de cette palette de couleurs, en partenariat sous licence exclusive avec les « Couleurs suisse », société internationale garante de l’héritage de Le Corbusier. Du rouge, du bleu, du gris et du jaune vif, à la finition mate, qui, associées entre elles, réhabilitent une touche rétro-pop et qui sied à merveille au style vintage des non moins célèbres chaises A de Tolix !
A découvrir dès maintenant ici
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Pop Art – Andy Warhol

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C’est en regardant quelques photos prises à New York au MoMA que l’idée me vient d’écrire ce post. Je suis devant la photo du tableau d’Andy Warhol, vous savez l’une des plus célèbres avec cette collection de boîtes Tomato soup Campbells …et ces deux enfants qui regardent ce mur entièrement recouvert de ces petites boîtes rouge et blanche !

De l’Art !  De l’Art, oui,  mais pourquoi est ce de l’art …? Etrange concept n’est-ce pas ? Et toutes ces Marilyn Monroe dont le visage a pris toutes les couleurs de l’arc en ciel …Andy Wharol, connu comme l’Artiste du Pop Art, il y a de cela plus de 50 ans et qui, aujourd’hui, inspire les grandes tendances de la déco. Alors je me pose la question, comme une évidence, quels sont les attributs de l’Art ? Pourquoi une oeuvre est-elle considérée comme une oeuvre d’art ? Bon sujet de philo, non ?

On entend souvent dire par le commun des mortels: « ah bon, ça c’est de l’Art ?  …c’est pourtant pas compliqué à faire ce tableau, une ligne rouge, ou une grosse tâche de couleur, et voilà ! » ou « moi aussi je peux le faire… » Et bien oui, nous aussi nous pouvons le faire. Pourtant, un certain nombre d’oeuvres d’avant-garde ont déclenché un processus conduisant à un nouveau courant artistique. Celui du Pop Art américain des années 50 répond à une production en masse d’objets de consommation. La difficulté de trouver « beau » un objet d’art tient peut être à la culture artistique de l’observateur. Pourquoi n’a t’on pas trop de mal à voir le « beau » dans un tableau de Monet ou Rembrandt alors que pour  le « Soup Campbells » de Warhol ou le « Drowning Girl » de Roy Lichtenstein ça devient plus problématique ? Sûrement peut-on attribuer ici des causes complexes d’intention de l’artiste. Exit les conventions entre le contenu de l’oeuvre et sa forme finale. La beauté des oeuvres de Warhol tient à ceci: son expression artistique s’ancre dans cette relation non-conventionnelle entre son intention (celle de mettre en avant des objets de consommation parfois avec ironie) et le concept utilisé pour le faire. Nul besoin de technicité. Un appel à l’intellect, celui d’une rupture avec les conventions du beau, …de l’Art en somme !

Et pour vous, c’est quoi l’Art ?

Merveilleux souvenirs que cette visite au Museum d’Art Moderne à NY:

Andy Wharol

Pop Art – Andy Wharol

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Drowning Girl » de Roy Lichtenstein

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Andy Warhol-Marilyn