Les 4 saisons

En passant


S’accrocher aux branches parsemées de bourgeons
S’éprendre des lueurs obscures comme d’un médaillon
Regarder la lune … et croire à tous les possibles
Inviter le rêve, se fondre dans l’inimaginable de nos vies

Belle des cieux, enivre toi des couleurs
Magnifiques, exaltantes, fades ou délavées
Elles forcent le sourire et la dignité
Douce mélodie sans refrain des danseurs

vert
bleu
blanc
violet

Au gré des saisons …

ninie la bulle

les 4 saisons jardin de bagatelle

Musée Y.S. L. Les 4 saisons, jardin de Bagatelle, Marrakech

 

La Mer

En passant


Petite mine douce sortant de sa réserve, elle affronte les vents et les tempêtes, s’ingénue à briser les côtes mousseuses de ver de mai, se calme, s’agite, s’effondre en grande pompe sur le large, s’éventre affolée ou s’épanche de mucus …

Grande folle à ses heures, doucereuse en son temps, elle tangue telle une danseuse orientale. S’agrippe au rythme de la lune, tourbillonne, se déchaîne, se fend, s’adoucit de nouveau… anesthésie.

Belle terrestre, merveilleuse inconnue, surprenante intrépide, agile.
Vaillante, sans peur ni loi.
Immense et si large, mama du temps des cieux. Elle va. elle vient.
S’engouffre dans le creux, s’évertue à l’accueil, siffle sa mélodie sourde et apaisante.
Se retire. S’éloigne …

Revient sans ardeur, glisse en semelles lisses puis déploie sa fougue. Impétueuse.
Quelle audace !

Mouvance et bouillon, sans orgueil. Sédative, rassurante.
Nuancée de gris, céruléenne à ses heures, revigorante, insaisissable …elle habite, s’infiltre, s’agite encore, se joue du plancton, sans âme en conscience.

Marée basse …ou haute,

Elle vit, ondule, subsiste,

Soigne ou détruit mais toujours émeut …

Océan des cœurs,

La Mer

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 ninie la bulle

 

 

Pupille de jade

En passant


Regarde cet oeil qui t’observe,

Pupille de jade ou de la nation,

Laissant filtrer la lumière en ton nom,

Iris en miroir, j’y vois ton reflet,

Sous la brume, étincelle le pardon

Dyptique invisible.

ninie la bulle

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En sourdine

En passant


En sourdine

Effleurer l’impalpable de mes mains tremblantes,

Vertige de l’émoi effeuillé de ses sens,

En sourdine, le coeur se défend,

Adrénaline en suspens,

Se balance, en arrière en avant.

ninie la bulle

Le printemps des poètes

En passant


Le printemps des poètes revient en mars pour l’édition 2014 ! En hommage à Max Jacob, que je découvre, poète insatiable, avant-gardiste, et au talent de graphiste et peintre.

L’affiche, très belle !

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Musique acidulée
Boum ! Dame ! Amsterdam.
Barège n’est pas Baume-les-Dames !
Papa n’est pas là !
L’ipéca du rat n’est pas du chocolat.
Gros lot du Congo ? oh ! le beau Limpopo !
Port du mort, il sort de l’or (bis)
Clair de mer de ver de terre
Rage, mage, déménage
Du fromage où tu nages
Papa n’est pas là.
L’ipéca du Maradjah de Nepala.
Pipi, j’ai envie
Hi ! faut y l’dire ici.
Vrai? Vrai ?
« Musique acidulée », Laboratoire Central, O., p. 606.

 

Rouleaux de printemps

En passant


Sur le bleu des mers reposent les humeurs du ciel, bruissement imperceptible de l’accalmie défiant les ondes agitées. Les tonalités se prêtent à un millefeuille de couleurs. Du gris orage au bleu indigo, l’âme secrète des cieux se reflète sur les eaux. Reflets ondoyants, merveilles de l’agitation des éléments, nature saturée de pensées en partance, inspiration des peintres en quête de voyage, miroir glissant de rêveries, immensité des amours déchus, territoire de l’infini, enveloppe protectrice, parfois maléfique, ardoise cinglante des profondeurs, vaste étendue abritant des secrets depuis des millénaires. Harmonie de camaïeux, rondeurs palpitantes, frénésie vague à l’âme, mélodie apaisante. Mémoire en sourdine. Océan sublime. Nacre de ses rouleaux de printemps.

Bretagne

L’océan de la mémoire

En passant


Imaginer des eaux azures, parfois plus cireuses, clarté relative, territoire de ces poissons multicolores. Imaginer la trajectoire, la liberté d’envol, ailes déployées de ces cormorans au dessus de l’océan. Imaginer le souffle, celui du vent, libre de chasser les nuages, force de répercussion sur le littoral. Bruissent les branches et herbacées. Se balancent de mouvements saccadés ou plus harmonieux les tiges de l’oyat ou des queue-de-lièvre sur les dunes. Ces grains de sables, déposant leurs milliers de cristaux, en partance, se déposant plus loin, à quelques mètres de là. Virevoltent les aiguillent de ces pins, troncs enracinés depuis des lustres, contemplateurs des lumières de l’aube à l’aurore et spectateurs inconditionnels des mouvements de cette étendue, calme au large, s’exprimant aux abords. Une barque flotte, mal ficelée, bancale mais navigante: sur l’océan de sa mémoire.

« La connaissance est une navigation dans un océan d’incertitudes à travers des archipels de certitudes » (D. Wolton)
Paimpol

Point à la ligne : un recueil de textes

Mis en avant


Les requins de l’édition …

Bulles de poésie

ninie la bulle

Ce recueil de textes « Point à la ligne »  ne sera imprimé qu’en exemplaires très limités et de façon artisanale. Ou restera un recueil numérique…
Un projet (textes et illustrations) soumis à plusieurs maisons d’édition (en compte d’auteur et compte d’éditeur), avec un avis favorable de publication pour chacune d’elles …(et même un coup de fil d’un certain écrivain de 7Ecrit); j’ai pu entrevoir les coulisses du monde de l’édition …

J’ai froid tout d’un coup !
Et préfère les petits poissons aux requins …

Heureuse et belle Année !


Aimer le bleu des nuits,

Chassant le flou au firmament,

Caresser les vents d’hiver,

Sentir sa brise enivrante.

Entrevoir à demi-mots,

Juste l’espace d’un instant,

Tous les possibles qui nous attendent.

Une très belle année 2014,

à toutes et à tous !

heureuse année 2014ninie la bulle

Caresse des coeurs

En passant


Des courants d’air voluptueux s’échappe l’épice sucrée

Tombent les épines comme le fiel de nos humeurs

Et en cette journée de douces saveurs

Caressent les coeurs de partages affamés.

ninie la bulle

ninie la bulle - peinture copie

Le temps va

En passant


Le temps va. Ne cherche pas.

Sarcasme de l’obscur s’en ira.

Et de ces nuits fauchant tes racines,

Filtrent les rayons de l’aube.

Coule la sève.

Coeurs et âmes aguerris.

arbre nuit tombante

ninie la bulle

Ruisseaux de vie

En passant


Derrière les vitres embuées

Coulent des mystères

Que même l’oeil initié

Ne peut extraire.

Arcane, énigme, coule la vie.

Des ruisseaux de vie, dans les rivières de pluie,

Des lacs de misères, dans les torrents de larmes,

Des fleuves de sourires, au-delà des terres arides,

Des océans de rêves, dans les cours d’eau en crue.

ninie la bulle (Ruisseaux de vie)

Locmariaquer- ninie la bulle

Nouvelles saveurs

En passant


Nouvelles saveurs, bonbons de bonheur

Mille et un petits bonheurs à croquer avec nos incisives, collier de douceur, de perles sucrées en perles sucrées. Délaisser ce vieux paquet ranci et amer de nostalgies, ouvrir timidement de nouvelles papillottes…Tendres nougats fondant au palais, irrésistibles berlingots de douceur aux tendres couleurs acidulées. Savourer la fraicheur, sentir la gourmandise titiller les papilles devant chaque millième de nos petits bonheurs. De ces confiseries, sentons tous les aromes. De ces pralines ou tagada pink se délecter. So sweet.

friandise bonheur

Silence

En passant


Silence, chut, silence

Pointe d’insolence

Repli sur un vide trop plein

Un plein emmuré par des vides

Que la vie se charge de remplir

Par des vides insolents incessants.

En amont, des sens plein de vie

En aval, des pleins évidés de leur sens

Au centre,  l’impertinence du libre.

Silence

ninie la bulle

arbre coucher de soleil-_

Lune intrigante

En passant


« La nuit, on voit des choses inexistantes et on y croit. »

Français : Croissant de lune.

Une lune étrange, posée sur un cercle demi-teinte, en fondu, dans le noir du ciel d’une heure tardive. Un croissant de vive allure semblant suspendu, luisant comme un ver. Et, en bas, loin sur le sol, jonchent des amas de feuilles automnales dont la couleur cuivre s’oxyde par l’épais brouillard retombant et que tu éclaires doucereusement. Quel est cet Astre aux yeux persistants, ceux capablent de fixer sans battre des paupières toute l’envergure de cet univers devenu sourd et muet, replié dans le royaume de Morphée ?

Lune bienveillante sur nos espoirs lunatiques.

De la fenêtre tu es observée. Loin dans les cieux, loin dans les yeux. Et dans la profondeur des rétines en veille, tu es là, toujours là, assise sur ton piedestal observant les merveilles ou horreurs de ce monde avant de disparaître au crépuscule du matin. Aube rouge-orangée. Mystère des possibles.

Lune intrigante.

ninie la bulle

ciel noir lune

« La nuit, on imagine ce qu’on désire et tout paraît possible. Au grand jour, l’ imagination pâlit ».

Point à la ligne

En passant


point à la ligne

Point à la ligne … recueil de textes

Mon Soleil

En passant


          Mon Soleil

Comme un vol d’oiseau

Il déploie ses ailes, vise le soleil

Prend le large, goûte au sel

Pointe l’horizon jeune damoiseau.

Comme un jeune coquelicot

Il s’étire et resplendit au soleil

Fragile et sensible s’éveille

Brille comme les couleurs de Miro.

ninie la bulle (A mon soleil)

l'envol

le soleil rouge _Miro

Velours et soie

Citation


Velours et soie

Velours et soie à mes côtés

Chiffon de vieux papiers délaissés

Contours lisses et délicieux

Effacent le gris en pointillés

Subtilités et amitiés

Week end ensoleillé 🙂

ninie la bulle

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A tous, un bon WE !

Un regard

Image


Au crayon, pointe mal taillée

En noir et blanc, d’une plume déliée

Dansant sur le papier couché

Tirant le trait, coeur accroché

Un regard, celui du temps passé.

                            ninie la bulle (dessin au crayon)

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Entrevoir

En passant


Entrevoir

Petites ailes fragiles du papillon je ressens, survole le long couloir d’un bras de mer, se pose, s’essoufle et cherche sa trajectoire. S’engouffre dans la brise, laisse au loin le cap, le mistral des émois. Iris de mon coeur aux pétales gorgé de soleil. Hisser la voile.

Suivre la mouette et ses cris geignards ou se perdre dans un dédale de bourrasques. Loin derrière les dunes de sable chaud, la douceur des grains de cristaux. Loin devant, la chrysalide, le cocon d’un nouveau genre.

Entrevoir n’est pas voir. Etre sûr n’est pas sûr. Oublier n’est pas l’oubli. Résister n’est pas se résigner. Entrevoir c’est créer, ne pas oublier et résister.

ninie la bulle

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