Alessi, un objet culte: la 9091 !

En passant


A l’approche de Noël, je revisite certains objets cultes de grands designers et éditeurs. Je vous parlerai ici d’une bouilloire. Objet usuel, fonctionnel au quoitidien. Mais pas n’importe quelle bouilloire, non.

La bouilloire 9091 de Richard Sapper pour Alessi ! Une référence emblématique dans le design, née en 1983 et vendue à plus de 400 000 exemplaires. Un best-seller qui tire sa force de son sifflet en laiton constitué d’une double canne émettant un son mélodique (le si et le mi) lorsque l’eau commence à clapoter d’un léger frémissement. Première bouilloire d’auteur pour Alessi, la 9091 revêt ce caractère fort qui la rend unique autant par ses lignes esthétiques que par son sifflet mélodique qui était d’ailleurs le but de son créateur. Polysensioralité à l’honneur.

Designer allemand de renom, plusieurs dizaines des oeuvres emblématiques de Richard Sapper sont exposées au MoMA  (entre autres la TV Doney 14 de 1962 et la lampe Tizio de 1971).

Alessi_bouilloire 9091- créé copie

Vélo Thonet

En passant


Thonet, vous savez celui dont je fait référence régulièrement lors de mes petits billets. Celui qui est à l’origine, en tant qu’ébéniste au 19 ème, de la production industrielle de mobilier en bois courbé; ou celui qui aura inventé une technique particulière de cintrage du bois à la vapeur pour donner de jolies courbes à cette matière noble d’où résulte d’ailleurs une icône dans l’histoire du design industriel: la chaise Thonet ! Celle là-même qui aujourd’hui vous semble bien « commune », l’archétype de la chaise bistrot et que l’on trouve dans tous lieux, autant dans les espaces privés que publics. Et pourtant, son dossier en bois courbé est une prouesse technique pour l’époque, révolutionnant la production industrielle des lignes courbes.

J’apprends aujourd’hui qu’un engin sportif à deux roues a vu le jour, profitant du savoir-faire Thonet: un vélo, avec un cadre en bois de hêtre dont les courbes voluptueuses pourraient faire pâlir les designers d’engins mécaniques … Car, à regarder le spécimen, d’un point de vue esthétique (et sans rien connaître au cyclisme)  je le trouve remarquable. Bien sûr, outre l’utilisation de la machine vapeur pour cintrer le cadre, la numérisation 3D été de mise dans la conception (et apparement dans la consolidation des éléments) de ce proto imaginé par le designer anglais André Martin.

Mais l’essentiel réside bien ailleurs: la technique, développée par Thonet, du cintrage du bois continue de faire des émules et inspirent les designers !

Le présent et l’avenir cotoient sans cesse le passé.

Au fait, ce vélo est parfaitement utilisable: il roule, change de vitesse …mais n’a pas de freins.

thonet velo

Lampes Gras – Design industriel

En passant


 Bernard-Albin Gras …à travers le temps !

205- whch- blanc brillant chrome

Plébiscitée par l’architecte Le Corbusier, les peintres S. Delaunay ou G. Braque, devenue emblématique dans le Design du luminaire, la lampe Gras revêt tous les caractères d’une lampe s’inscrivant dans l’histoire du patrimoine français. Robuste et innovante, elle a été conçue par l’ingénieur Bernard- Albin Gras en 1921, marquant son époque, (et considéré comme le premier designer de luminaire du XXème siècle). Sans vis, ni soudure, conçue avec une bielle, cette rotule permettant l’articulation du bras de la lampe (et à l’intérieur de laquelle se trouve le fil électrique) la lampe Gras « ajustable » est produite et commercialisée ensuite par Ravel en 1927 qui rechète le brevet.

Forte de son succès, c’est aujourd’hui toute une collection de lampes, appliques et suspensions qui est rééditée par l’enseigne française DCW notamment la célèbre lampe d’architecte N°201, utilisée par Le Corbusier. Ayant obtenu tous les droits de réédition, DCW nous offre le meilleur de l’esthétisme industriel avec cette qualité et l’élégance caractérisant les lampes Gras. Aujourd’hui utilisées également par les joalliers et convoitées par les amateurs de Design à travers le monde, les lampes Gras sont entrées dans la légende. Et ce n’est pas pour me déplaire 🙂

Coup de coeur pour les supensions DCW N°302 et l’applique DCW N°303 pour son double coude permettant plusieurs positions. Amateurs de Design Vintage, je ne peux que vous les conseiller, à associer avec du Tolix, bien sûr !

Disponible chez www.okxo.fr (cela va sans dire)

Ce diaporama nécessite JavaScript.

510 originale, le retour

En passant


gaston-cavaillon   Vous la reconnaissez n’est-ce-pas ..?

                       chaise 510 originale

     A moins de n’être jamais aller à l’école, à la cantine, à la  bibliothèque …

    Ah, ça y est …je me suis assise des années dessus, écoutant mon professeur argumenter son cours, m’interroger alors que je piquais mon fard, m’affalais dessus, tordu de rire lorsque je lançais des petits pois à mon camarade assis (lui aussi sur cette même chaise) à la cantine …

Amoureux du design vintage, authentique et français, bonsoir !

La revoilà, cette petite chaise au passé forte d’un succès incontestable. Celle-là même qui peuplait nos salles de classe, et sur lesquelles nous nous sommes assis en bon (ou médiocre, ben oui ça peut arriver) écolier. Un doux souvenir, des lignes familières émanent de cette chaise dont l’archétype est l’association d’une structure tubulaire et d’une assise et d’un dossier en plaqué hêtre.

Créée en 1947 par Gaston Cavaillon et fabriquée par la société Mullca jusqu’en 1996, Label Edition réédite désormais la chaise 510 dans sa version originale, de fabrication française. Label Edition c’est l’histoire d’une passion: celle d’un mobilier ayant une âme, un vécu, mais aussi un avenir en rééditant une pièce qui a marqué le paysage français par son succès.

Un coup de coeur authentique à partager et à découvrir dès maintenant (oui oui, elle est commandable sur le site  okxo :-))

Icône et …iconoclaste !

En passant


Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le Salon Now!Design à vivre à fait son show. Je me renseigne sur les nouvelles tendances, et découvre les nouveautés chez les éditeurs. Chez Branex, qui réédite des objets cultes et notamment le tabouret TamTam depuis des années, quelque chose m’interpelle …surprenant (euh en fait, pas tant que ça !).

En effet, le célèbre Tam tam continue sa route ! Déambulant sur les grands boulevards du design depuis sa création par Henry Massonnet en 1968, le petit diabolo en plastique, devenu une icône, aime se vêtir et changer sa garde-robe régulièrement, défiant la tradition et son usage d’assise ! Petit module plastique aux formes sensuelles, décliné à l’époque dans les coloris pop des années seventies, le tabouret Tam Tam résone comme l’objet idéal de par sa légèreté, sa fonctionnalité, sa maniabilité, son style ludique et coloré. Remis au goût du jour, revisité par les designers, convoité par le grand public, il cumule succès et se fait objet de mode, de la même façon que les fashionista aiment s’accaparer des dernières pièces tendances !

Un symbole, donc, pour ce petit tabouret plastique qui aujourd’hui se targue de posséder une « garde-robe » éclectique:

Le Tam Tam classique, le Tam Tam chromé chicissime, le Tam tam Trans (…parent), le Tam Tam Fluo pour les branchés, le Tam Tam Renoma Mythologie ou Graph (Renoma-Graph), le Tam Tam Freaks, interprétation arty (par les éditions graphiques AK-LH), le Tam Tam Trend (spirale en noir et blanc), le tamlight (version lampe)……puis en 2013 c’est au tour du Tam Tam Krystal jouant la transparence,  le Tam Tam Pop aux coloris pétillants, le Tam Tam Warner Bros flirtant avec les super Héros et, produit éco-conçu oblige, un Tam Tam Ed. Limitée dans une version matière 100% naturelle (liège et bois) sont prévus, si j’ai bien tout compris !  …J’en ai oublié ? c’est bien possible ! Et je n’oublie pas le iTam tam, cette enceinte station d’accueil pour iPod qui a raflé cette année-là le succès aupès des mélomanes.

Relooker ou détourné de sa première fonction, le Tam Tam est donc devenu un temps, plus qu’une icône, un objet porte-parole s’imbriquant étroitement avec le domaine des Arts (et du high tech !). Il a d’ailleurs reçu les honneurs du MoMa et du Musée des Arts Décoratifs de Paris.

Le petit plus dans l’histoire du Tam Tam c’est que, une fois n’est pas coûtume, un objet culte du design est accessible au grand public (culte et iconoclaste…parceque le genre culte, pour une fois, ne coûte pas un bras), cerise sur le Tam Tam ! Le mien est tout blanc, immaculé, trônant de la salle de bains ou naviguant au salon. Le seul risque dans ces collections multiples du TamTam est qu’il puisse lasser le public. A vouloir en faire trop, le premier modèle créé en 1968 pourrait perdre son caractère et sa valeur culte …

TAMTAM_WARNER

L’Estuaire …et le passage de Jean Prouvé

En passant


Tourisme

C’est en regardant le programme de l’Estuaire que j’apprends que Jean Prouvé a laissé une trace à Nantes: La Station Prouvé, un petit bâtiment polygonal à 13 faces, situé sur l’Ile de Nantes, abritant une exposition retraçant les trésors des trois dernières années des éditions de L’Estuaire. Alors quesaco ..? Il s’agit en fait d’un prototype de petite station service, imaginé par J. Prouvé dans les années 60 (pour Total), réalisé de façon à pouvoir la déplacer aisément. D’où sa légèreté, et ses façades entièrement démontables.

Ami de Le Corbusier dont chacun sait que sa griffe anime le paysage de Reze (entre autre !), J’avais eu l’occasion de me pencher sur le travail de Prouvé dans le cadre de mon travail. Comme quoi, travail et information personnelle sur les festivités culturelles de Nantes finissent parfois par se croiser !

A la fois, ingénieur, architecte et designer de mobilier (et ferronnier !), Jean Prouvé à marqué ces dernières années par ses talents pluridisciplinaires réservés à une élite: il construit, certes mais conçoit aussi !

« Il n’y a pas de différence entre la construction d’un meuble et d’une maison. » « Construire un meuble est une chose sérieuse, très sérieuse, s’il s’agit de composer des objets dans l’espoir d’une diffusion importante. Que de sévices ne subissentils pas, nos meubles ? Que de résistances à l’effort, aux contraintes ne leur demande t-on pas ? Les problèmes à résoudre sont aussi complexes que ceux des grandes constructions. Je les assimilai à des bâtis de machines, destinés à travailler durement, ce qui me conduisit à les composer avec les mêmes soucis, donc les mêmes règles de résistance des matériaux, voire les mêmes matériaux. Les tubes d’acier cintrés ne pouvaient pas me satisfaire. C’est la tôle d’acier qui m’inspira. Pliée, emboutie, nervurée, puis soudée. Les sections d’égale résistance et les tracés rigoureux en découlèrent, mis en valeur par le raffinement du détail et des qualités de finition. » J. Prouvé

Son originalité tenait à l’utilisation de la tôle d’acier dans le mobilier. Il restera un grand créateur dans la tradition du travail du métal avec le souci permanent du détail et la recherche de l’esthète. Dans ce paysage de l’industrie de l’entre-deux-guerre, il représentait le fer de lance de l’architecture moderne.

station-prouve-accueil-nantes-tourisme-322957_2151

total-filling-station-3

Les Energies de septembre – Design

En passant


Maison&Objet 2013

Amis du Design, bonsoir,

L’été, c’est le calme plat, l’économie ne tourne plus à plein régime, le farniente s’invite dans tous les esprits, à part peut être dans quelques secteurs très pointus. Pourtant d’autres s’activent aussi pour que la rentrée soit une effervescence. Au retour des vacances, le Design dans l’habitat est de ceux-là … le salon de Villepinte pointe doucement son nez et « tournent les machines » et acteurs de ce RV incontournable pour les professionnels.

Alors justement, je me suis un peu renseignée sur le sujet, les premières conférences de presse dévoilant quelques éléments essentiels; l’inspiration de cette prochaine édition est fortement « inspirante » justement puisque le thème central évoque Les ENERGIES ! De quoi remettre du baume au coeur dans les esprits qui,  je l’espère, seront enclins à s’énergiser comme il se doit devant les nouvelles tendances et propositions des créateurs.

Elue créateur 2013, c’est l’architecte française (d’origine bretonne, …ça fait toujours plaisir aux bretonnants :-)) et de notoriété internationale, Odile Decq, qui sera mise à l’honneur, présentant une rétrospective avec pour thème, « le vivant« . J’apprends aussi qu’elle est commandeur de l’ordre des Arts et Lettres, et chevalier de la légion d’Honneur, donc chapeau !

Les scènographies chères à ce rv bi-annuel offriront des thèmes éclectiques mais tous circonscrits dans l’inspiration thématique du salon, « les Energies« , insufflant une stimulation de l’imaginaire et de la création: Elizabeth Leriche sera l’auteur de la scène « illumination » proposant une expérience sensorielle dans un tunnel long de 20 mètres; humour et dérision festive représenteront la scène « funt@sy » signée Vincent Grégoire qui s’attachera à mettre en avant le côté ludique dans l’art de vivre et, enfin, condiment nécessaire à la beauté, l’étrangeté et le cosmique participeront à la scène imaginaire « Psychotropia » de François Bernard. Des arts s’entremêlant de façon transversale pour un salon plein d’énergie, on l’espére, bousculant la créativité, au delà de le force innovante des designers !

Concernant les créateurs élus de l’année « Now ! design à vivre 2013« , ont été désigné les concepteurs de la flamme Olympiques des JO de Londres (2012), Edward Barber & Jay Osgerby (souvenez vous, designers des lampes Tab éditées chez Flos) dont le travail est exposé au Victoria & Albert Museum à Londres ou au MoMA à NY.

Une belle édition est donc attendue avec, semblerait-il, une perspective d’ouverture du salon, dès 2014, en Asie dans un premier temps puis peut être en Amérique. Que d’énergie ! A suivre …

Salon Maison&Objet

Parc des Expositions, Paris Nord – Villepinte , 6 au 10 sept 2013

Et, bien sûr, comme d’habitude, le Paris Design Week se tiendra en parallèle du salon, où seront découvertes les jeunes talents du design, les tendances émergentes, etc. à travers de multiples show et expos dans un Paris en fête !

paris design week 2013

Eames plastic Side Chair

En passant


Eames+Plastic+Armchair+RAR

Charles+&+Ray+Eames

    …de 1950 à aujourd’hui, sans une ride ! La Eames plastic chair   ou  Armchair.

  Pour la présenter, j’écoute « Chocolate jesus » de Beth Hart accompagnée de Joe Banamassa à la  guitare: du blues, du rock, de l’intemporel ! Associer un concept Design à un titre musical, ça me plaît bien.

Alors présenter qui ? Et bien cette petite chaise en plastique qui est pour moi une véritable légende. Un jour je l’aurai, un jour … Oui, bien sûr qu’elle traverse le temps et les périodes les plus obscures de l’économie. Elle  a le privilège d’être l’une des premières assises dans ce cher plastique fabriqué en série dans les années 50 par Charles et Ray Eames qu’on ne présente plus. Rétro ? Oui et non. Selon moi, elle n’a de rétro que ses lignes suaves et arrondies, le style vintage de sa coque organique caressant l’oeil averti, mais sa conception et l’alliance singulière des 2 matériaux qui la constituent (plastique et bois ou plastique et métal et d’autant plus dans cette version où le pied métal s’apparente à une architecture !) en font une chaise en totale adéquation avec notre époque. En fait, elle est hors-temps, elle est devenue l’icône Vitra qui se fond dans tous les espaces, tous les styles d’ameublement, et dans toutes les époques !

Son piètement acier tubulaire, empreint d’une certaine modernité s’allie avec la douceur des lignes de l’assise: un concept design évoquant ce que j’aime nommer le retro-moderne ! Vitra réactualise cette légende du Fiberglass chair et présente la création du Plastic Chair Group ! Alors en avant les Plastic Chair qui s’offrent une belle palette de coloris !

Un jour je l’aurai …en photo ! Mais au fait, son nom ? L’ Eames Plastic Chair ! Coup de coeur pour la DSW qui un jour prendra place dans mon salon !

Wire+Chair+Eames+Plastic+Armchair+Eames+Plastic+Side+Chair+WEB

Les frères Bouroullec


    Deux bretons, deux frères, associés depuis 1999. Erwan et Ronan Bouroullec.

Figures des plus créatives dans le design français. Et pour cause, leur travail est mis en vedette jusqu’en septembre au musée des Arts décoratifs, au grand Louvre à Paris. Carte blanche pour une mise en scène grandiose, « Momentané » fait la part belle à quinze ans de création dans cette grande nef où les parois gigantesques (12 mètres de haut !) sont également habillées par les deux designers.

Ronan Bouroullec: « Faire une exposition, c’est un projet, au même titre que créer une chaise ».

Diplômé de l’école nationale des Arts Décoratifs pour Ronan, l’aîné, et de l’école nationale Supérieure d’Arts de Cergy Pontoise pour son cadet, Erwan, ils seront rapidement mis sur le devant de la scène, travaillant pour les plus grandes enseignes du Design: Vitra, Ligne Roset, Cappellini, Magis, kartell,…

Leur travail ? Un subtil mélande d’épure, de fonctionnalisme, de modularité, un mobilier redéfinissant l’espace.

Gratifiés de plusieurs prix, exposant au MoMa ou au Centre Pompidou, c’est donc au tour de l’un des plus beau musée du Monde de les recevoir. Entre créations Design en série, mises en scène, architecture d’intérieur, maquettes, croquis, dessins, films, photos, …les frères Bouroullec n’ont pas lésiné. « Momentané » est aussi l’occasion pour eux de rendre compte qu’un objet n’est pas transparent mais qu’il revêt une dimension créatrice et des procédés de fabrication en amont.

Plusieurs de leurs créations sont en boutique et sur le site okxo: Table basse « Panier » (Kartell), Fauteuil Papyrus (Kartell), la collection »Steelwood » (Magis), Table « Baguette« (Magis), lampe « Piani » (Flos) et, fraichement sortis, les luminaires « Aim Led » (Flos).

« Momentané » au Musée des Arts Décoratifs; 107, rue de Rivoli (Paris 1er).

les arts décoratifs- paris- les freres bouroullec

998bd21cf79623cd7dd8fbb1f910f5ec

Arts Décoratifs Paris - Bouroullec - blog Okxo

Kartell Goes Rock !

En passant


Kartell Goes Rock !

Venant tout juste de les mettre sur le site okxo (et oui déjà dispo !)  je me presse d’en faire un petit billet parceque cette rencontre entre Designer et Artiste (Star de rock !) me plaît bien. Un concept comme un autre, (peut être commercial, je ne m’en cache pas), mais pourtant j’aime assez lorsque se confrontent plusieurs domaines artistiques. Ici, c’est le Design de Starck et le style rock de Lenny Kravitz ! Autrement dit, la rencontre de ce garçon terrible du design Francais (pour l’enseigne icône italienne) et la Rock star américaine.

Mademoiselle Kravitz: la voici donc qui rejoint la belle collection de fauteuils Mademoiselle designés à l’origine par Philippe Starck. Les amateurs de design évoqueront les Moschino, Missoni, Coco, D&G ou, dernièrement les Mademoiselles Starck.

De cette amitié entre Starck et L. Kravitz est donc née la Mademoiselle kravitz (design par l’équipe Kravitz Design) pour kartell: créant l’évênement au Salon de Milan 2012 pour son lancement mondial, la voici arrivée en france pour ce printemps pluvieux 2013. Arborant sa traditionnelle structure noire ou transparente, elle s’habille à l’instar de notre Rock star ! Du cuir synthétique, de la (fausse) fourrure, du tissu imprimé Python ou, pour les plus sobres, du raphia raffiné. Bref, un choix de revêtement Rock and Wild !

Bellissima et du haute couture très Rock ! Une chouette journée de travail pour moi.

les melles kravitz- salon milan 2013- image kartell

 

Et l’évênement a fait du bruit sur le stand Kartell à Milan …  kartell party !

Et juste pour le plaisir de réécouter ce titre culte (et très rock) que j’aime aussi:

Lifestyle Diesel with Foscarini

En passant


Duii par Diesel et Foscarini

Depuis presque trente ans, l’enseigne Foscarini, avant-gardiste italienne du luminaire, rend compte avec talent de la créativité et de l’expression des plus grands designers. Innovation, culture et personnalité sont les caractéristiques essentielles résumant son identité. Promu au rang international, ses projets s’inscrivent dans une forte cohérence entre Design et réalisation.
Diesel, enseigne branchée dont on connaît tous les célèbres jeans, signe un accord de licence avec Foscarini: La collection « Successful Living from Diesel » du « Team Créatif Diesel » lancée en 2009 poursuit sa route et s’enrichit cette année de nouveaux modèles toujours plus rock ou vintage et au style décontracté: après les lampadaires et suspensions Fork , les Diesel Rock ou Cage Mic, ces nouveaux venus représentent un style de vie, une approche vintage et ludique: parmi eux, les lampes Duii que j’adore !

Lampe de table, de bureau ou de chevet, Duii s’adapte à toutes les situations par sa personnalité étonnante. A l’image d’un petit robot ou d’un personnage de BD, son nom faisant un clin d’oeil au sympathique neveux de Donald, la lampe Duii de Diesel et Foscarini est un modèle de gaieté !

Articulée par des écrous papillons évoquant le jeu du Mécano, conçue avec un diffuseur dont la forme du corps n’est pas sans rappeler un phare de voiture, à moins que vous y voyez plutôt un casque d’ouvrier ou simplement la tête de Mohican de la marque Diesel…une base « patte de canard » qui accueille petits objets; Duii surprend par ses lignes rétro ludique, son style industriel et l’image joyeuse qu’elle dégage !

Une marque lifestyle leader et dynamique !

http://diesel.foscarini.com/prodotti_dett.php?cat=0&id=148&lang=fr

duui- salon milan 2011 okxo

Le Corbusier et Tolix !

En passant


Le Corbusier ... ce visionnaire urbaniste, architecte, designer et artiste du 20 eme siècle !

Souvenez vous que plusieurs de ses réalisations figurent au patrimoine mondial de l’UNESCO. Sans être un architecte hors pair d’un point de vue esthétique (les nantais connaissent la cité radieuse de Rezé), il développe dans les années 30 à 50 une théorie de l’architecture moderne fondée principalement sur le bien être et le bonheur des habitants (« La maison est une machine à habiter, mais aussi le temple de la famille. »).

Grand puriste, parfois agitateur dogmatique, ses créations émanent d’une réflexion sur l’urbanisme sur la manière d’habiter, allant jusque s’intéresser au mobilier.
Ce Charles- Edward Jeanneret-Gris (de son vrai nom) collabore avec Thonet, se nourrit également des arts plastiques, rencontrant G. Braque, G. Klimt, P. Picasso ou F. Léger, fondateurs du cubisme.

Alors quel est ce lien avec la société bourguignone TOLIX ?

Ce que l’on sait peut être moins, c’est que le Corbusier s’était aussi interessé aux couleurs des objets.
Dans le cadre de sa polychromie architecturale, qui reste l’un de ses plus grands chefs d’oeuvre, Le Corbusier met au point un « claviers de couleurs » (une palette de 63 nuances) reposant sur le postulat, novateur pour l’époque, selon lequel chacun d’entre nous, selon sa personnalité, »se reconnaît soi-même en reconnaissant ses couleurs »…
La couleur devient cet élément capital qui modifie l’espace, classifie les objets et interagit avec notre sensibilité.
C’est peut être cette spécificité qui prend en considération une réflexion riche sur l’urbanisme moderne qui caractérisent l’oeuvre de cet homme : l’art d’habiter, la forme et les couleurs des objets, la perception des sensibilités et émotions…
Une approche transversale incluant l’architecture, la psychologie sur les valeurs humaines et les Arts.

A la redécouverte de l’oeuvre de Le Corbusier, Tolix présente ainsi les nouvelles nuances issues de cette palette de couleurs, en partenariat sous licence exclusive avec les « Couleurs suisse », société internationale garante de l’héritage de Le Corbusier. Du rouge, du bleu, du gris et du jaune vif, à la finition mate, qui, associées entre elles, réhabilitent une touche rétro-pop et qui sied à merveille au style vintage des non moins célèbres chaises A de Tolix !
A découvrir dès maintenant ici
tolix et le corbusier-_les 4 chaises A

Milan Design Week 2013 et Euroluce


Source d’inspiration, insufflant toujours son dynamisme, le Salon Del Mobile 2013 s’est tenu il y a quelques jours dans la capitale du Design !
A la Fiera Milano les plus grandes enseignes du Design ont exhibé leurs nouvelles collections 2013 lors de cette 52 ème édition (sans oublier le luminaire avec Euroluce). L’équipe OKXO était bien sûr au rendez-vous pour découvrir les nouvelles tandances des designers, son oeil aguerri permettant de dénicher les plus belles perles du Design.
Les scènographies des plus grandes enseignes internationales n’ont pas manqué de surprendre par l’éclectisme des styles et innovations:
The Luxury Gallery Issue, follement baroque, de la galleria Kartell avec, pour chaque designer sa boutique  …   au passage, P. Stark présentait “AUNTS AND UNCLES« , une collection de fauteuils et canapés injectés en une seule pièce, délivrant le meilleur de l’esprit du passé (et Starck de s’exprimer: « la seule façon de construire le futur c’est de ne pas oublier le passé »). Couleurs et sobriété chez Arper, mise en valeur des nouveautés Moooi par de sublimes photographies géantes, l’expo-cloisonnement chez Magis avec la collection Me Too suspendue dans les airs, les coloris rouge-orangé à l’honneur chez Driade, habillant entre autres les Lou Read ou Toys, la présentation du sublime Modesty veiled armchair de Italo Rota, les étonnantes suspensions Aim par Ronan et Erwan Bouroullec chez Flos, sans oublier Foscarini, Artemide, Jielde, etc …un panorama d’avant-garde caractérisant le salon international du luminaire Euroluce.
Déambulant à la Fiera, de stands en showrooms (Aresline, Artemide, Cinna, Kristalia, Lapalma, Porro, Moroso, Moooi, Smarin, Totema, Viteo,Vitra, ….) mais aussi un peu partout dans Milan pour découvrir les nombreux évênements et expos, ce Milano Design Week était, comme toujours, d’une grande richesse.

Je vous invite à découvrir très prochainement les nouvelles collections sur www.okxo.fr

Scénographie Moooi

diesel et moroso- milan 2013    P Urquiole chez stand Moroso milan 2013

kartell milan 2013    kartell milan 2013-_

kartell milan 2013 -taj     arper milan 2013

Culte du Design


Ma petite sélection …

Amateurs de Design, bonjour ! Les collections s’enrichissent mais ne se ressemblent pas, les lignes de l’esthète ne cessent de bouger, surfant entre les divers courants dont les designers se réclament parfois, et pourtant, comme dans le domaine de l’Art, certaines créations sortent du lot ! S’offrant dans un premier temps un plébicite puis un caractère universel, intemporel, jouant sur la créativité, la sensibilité, la conception singulière et faisant l’unanimité des amateurs, celles-ci s’élèvent au rang des « Must have » des collectionneurs, ne prenantt pas une ride même après plusieurs décennies et s’octroyant le privilège de peupler les plus grands Musées internationaux du Design !

Alors que se tient le salon del mobile à Milan, j’ai moi même fait ma petite sélection, aussi subjective soit-elle, des créations cultes du design, qui dénote chez moi un goût prononcé pour des création des fifties !

Sans hésiter, je nomme la Eames Plastics Chair (Design Charles et Ray eames, 1950) pour l’esthétisme intemporel de ses lignes et sa représentation du design scandinave dont je suis fan. La chaise Thonet par ce qu’elle représente, l’archétype de la chaise bistro d’aujourd’hui, première chaise fabriquée en bois courbé (la chaise n°14, datant de 1859), et la Baumann dont je suis heureuse de posséder un exemplaire, déniché par le plus grand hasard. Dans la catégorie bois courbé dont je suis assez friande, la Cherner de Norman (1985) est une chaise tout en rondeur, atypique dans ses formes et ses lignes, très sensuelle à mes yeux. Marco Zanuso donne le jour à un sublime fauteuil aux allures fifties dont les accoudoirs me font craquer, Lady poltrona (1951), réédité chez Arflex est un subtil mélange d’élégance et de créativité ludique de par sa forme. Désolée de revenir à Charles et Ray Eames, mais je ne peux laisser de côté ce joyau coloré qui anime l’entrée d’une maison avec la patère Hang It All (1953, Vitra) ! Côté luminaire j’ai un faible particulier pour la lampe Taccia (1962, Flos) conçue par les Castiglioni, Achille et Piergiacomo, deux des plus grands designers à mes yeux.

Vitra, l’une de mes enseignes favorites:

http://www.vitra.com/fr-fr/product/eames-plastic-armchair?subfam.id=107858

mes cultes du design copie

Milan Design Week


Je ne sais pas pourquoi mais c’est en écoutant Ghinzu (Mother Allegra) que j’ai repensé au Salon Del mobile qui se tient à Milan le week-end prochain. Capitale du Design, Milan se prépare aux festivités de l’esthétisme du mobilier qui envahit nos espaces privés et collectifs. Etant de la partie au Design Week de 2011 dans le cadre de mon travail, j’imagine l’effervescence des éditeurs qui se tiennent sur les starting-blocks pour exposer showrooms et stands, rivalisant d’ingéniosité et d’originalité quant à la scènographie.

A Fierte Milano les plus grandes enseignes du Design exhiberont leur nouvelle collection 2013 lors de la 52 ème édition du salon (sans oublier le luminaire avec Euroluce) avec, toujours, la crème des exposants: Kartell, Flos, Foscarini, Arper, Driade, Aresline, Artemide, Kristalia, Lapalma, Porro, Moroso, Moooi, Smarin, Totema, Viteo, Vitra, ….

Voici quelques uns de mes clichés au salon 2011:

P. Starck en visite chez Kartell

DSC_0014

Chez Foscarini, une scénographie toujours somptueuse:

DSC_0337

Lifestyle Diesel with Moroso:

DSC_0317

Design dentelle ou retour aux sources


Un souffle de poésie avec le « Design dentelle » ?

Depuis plusieurs décennies, le Design international a vu de nouveaux concepts s’installer, ne laissant plus le design proprement fonctionnel et épuré à règner en maître. Les mouvements hérités du cubisme et du constructivisme (futuriste, oh oui !), ces avant-gardes de la création artistique, ont pourtant longtemps dominé et marqué le 20 ème siècle de leur suprématie audacieuse, prônant des lignes géométriques radicales associées à l’utilisation de coloris basiques. Un renouveau apparaît donc dans la façon de concevoir le mobilier et certains designers trouvent l’inspiration dans cette délicate dentelle que l’on pensait désuète et qui a pourtant connu ses heures de gloire dans le mobilier et le linge de maison il y a plus de cent ans ( vos grands-mères sont là pour l’attester, non ?!).

Alors, vieillotte, démodée …? Et bien il semble que la dentelle ait repris du galon auprès des couturiers qui l’ont largement utilisée dans la lingerie, et même en ce printemps 2013, si je ne m’abuse, elle revient en force dans les colections de prêt-à-porter (oui oui, je fais aussi les magasins de fringues !) … puis voilà qu’elle fait son « show » dans le monde du design depuis quelque temps !
Déjà, dans les années seventies, le design s’oriente vers un retour des couleurs et des motifs.

Les designers l’utilisent aujourd’hui en tant que concept: dans des matériaux inattendus tels que l’acier, la résine, le bois ou le polyéthylène, la dentelle intervient dans leur création sous forme de jeu de pleins et de vides (l’emblématique et sublime chaise Miss Lacy, en fusion d’acier, dessinée par Starck pour Driade), d’ornement de motifs (le fauteuil O-Nest en polyéthylène rotomoulé, les chaises et table Rain en acier de Tord Boontje chez Moroso, les tables basses Basso, Médio et Alto de Patricia Urquiola chez Kartell …) ou encore sous forme de broderie (le chef d’oeuvre de Marcel Wanders pour Flos avec la suspension Skygarden offrant un somptueux décor festonné et brodé à l’intérieur de sa coupole … en plâtre, et oui, en plâtre ! ). Doit on y voir un retour aux valeurs d’Antan …?

Miss Lacy, by Starck

Miss Lacy, by Starck

Tiens, cette question m’amène à m’interroger sur le pourquoi du retour aux valeurs des années rétro… tendance industrielle plebiscitée, retour en force dans l’automobile aux modèles des années 60 (fiat 500,  …), Design rétro, … pourquoi un tel engouement …? Notre société du 21 eme siècle, misant sur le tout numérique, l’individualisme et le « tout consommer » et si possible très vite, serait elle en train de regretter des valeurs plus fondamentales …..? hum, je ne suis plus dans la dentelle Design mais c’est aussi ça que j’aime: n’importe quel sujet trouve toujours en amont une interrogation psychosociale …

Le design de l’artisanat dentelle se conçoit avec des procédés numériques; le retour aux valeurs d’antan interroge les diktats de la société d’aujourd’hui; … ok, c’est sans fin !

M4 blanc-40x40