2014 bulleview


Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2014 de ninie la bulle.
Un grand merci à tous les lecteurs, non lecteurs, ceux qui m’ont laissé ou non un message, merci aux étoiles d’avoir été là, à la lune qui brille et veille …
Et une très belle année à vous tous !
ninie la bulle

 

En voici un extrait :

Un métro New-Yorkais contient 1.200 personnes. Ce blog a été visité 6 200 fois en 2014. S’il était un métro New-Yorkais, il faudrait faire 5 voyages pour les déplacer tous.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Les 4 saisons

En passant


S’accrocher aux branches parsemées de bourgeons
S’éprendre des lueurs obscures comme d’un médaillon
Regarder la lune … et croire à tous les possibles
Inviter le rêve, se fondre dans l’inimaginable de nos vies

Belle des cieux, enivre toi des couleurs
Magnifiques, exaltantes, fades ou délavées
Elles forcent le sourire et la dignité
Douce mélodie sans refrain des danseurs

vert
bleu
blanc
violet

Au gré des saisons …

ninie la bulle

les 4 saisons jardin de bagatelle

Musée Y.S. L. Les 4 saisons, jardin de Bagatelle, Marrakech

 

La Mer

En passant


Petite mine douce sortant de sa réserve, elle affronte les vents et les tempêtes, s’ingénue à briser les côtes mousseuses de ver de mai, se calme, s’agite, s’effondre en grande pompe sur le large, s’éventre affolée ou s’épanche de mucus …

Grande folle à ses heures, doucereuse en son temps, elle tangue telle une danseuse orientale. S’agrippe au rythme de la lune, tourbillonne, se déchaîne, se fend, s’adoucit de nouveau… anesthésie.

Belle terrestre, merveilleuse inconnue, surprenante intrépide, agile.
Vaillante, sans peur ni loi.
Immense et si large, mama du temps des cieux. Elle va. elle vient.
S’engouffre dans le creux, s’évertue à l’accueil, siffle sa mélodie sourde et apaisante.
Se retire. S’éloigne …

Revient sans ardeur, glisse en semelles lisses puis déploie sa fougue. Impétueuse.
Quelle audace !

Mouvance et bouillon, sans orgueil. Sédative, rassurante.
Nuancée de gris, céruléenne à ses heures, revigorante, insaisissable …elle habite, s’infiltre, s’agite encore, se joue du plancton, sans âme en conscience.

Marée basse …ou haute,

Elle vit, ondule, subsiste,

Soigne ou détruit mais toujours émeut …

Océan des cœurs,

La Mer

mer-brehat

 ninie la bulle

 

 

Pupille de jade

En passant


Regarde cet oeil qui t’observe,

Pupille de jade ou de la nation,

Laissant filtrer la lumière en ton nom,

Iris en miroir, j’y vois ton reflet,

Sous la brume, étincelle le pardon

Dyptique invisible.

ninie la bulle

ninie bulle-

Daft Punk, Within ..my canvas

En passant


Séance « source inspirante atypique » pour peindre … Daft Punk avec « Within » cet opus lyrique qui ne manque pas de passer à côté avec son intro au piano. Le pinceau glisse, les camaïeux de bleu s’entrelacent sur la toile.

bleu - ninie la bulle

Et c’est sans compter sur le tout fraichement sorti « Gust of Wind » de Pharrell Williams, en seconde collaboration avec les Daft Punk (après Get Lucky :-)) que je m’interroge sur le résultat de mon travail, les arrangements groovy me portant à avoir un regard plus indulgent et surtout moins sévère sur ma réalisation.

Comme quoi musique et peinture font toujours bon ménage 🙂

L’océan de la mémoire

En passant


Imaginer des eaux azures, parfois plus cireuses, clarté relative, territoire de ces poissons multicolores. Imaginer la trajectoire, la liberté d’envol, ailes déployées de ces cormorans au dessus de l’océan. Imaginer le souffle, celui du vent, libre de chasser les nuages, force de répercussion sur le littoral. Bruissent les branches et herbacées. Se balancent de mouvements saccadés ou plus harmonieux les tiges de l’oyat ou des queue-de-lièvre sur les dunes. Ces grains de sables, déposant leurs milliers de cristaux, en partance, se déposant plus loin, à quelques mètres de là. Virevoltent les aiguillent de ces pins, troncs enracinés depuis des lustres, contemplateurs des lumières de l’aube à l’aurore et spectateurs inconditionnels des mouvements de cette étendue, calme au large, s’exprimant aux abords. Une barque flotte, mal ficelée, bancale mais navigante: sur l’océan de sa mémoire.

« La connaissance est une navigation dans un océan d’incertitudes à travers des archipels de certitudes » (D. Wolton)
Paimpol

rêvez, créez !

En passant


Un nouveau concept, celui de vous laisser parler sur ce qui suit: une photo, une citation. Tout est permis, laissez vous aller      …….. créez, vivez vos rêves !

Quant à moi, au-delà de cette phrase qui mène à la réflexion, j’aime beaucoup le flou et cet effet vaporeux, la volupté et la sensualité que dégage cette photo.

Infusez la lumière ! (pour reprendre les termes d’Odile D’Arnois – billet « Le spectre de la liberté« ).

Etre conscient de ses rêves, laisser sa créativité s’exprimer, se sentir entier, en phase avec soi-même, atteindre la plénitude par cette nécessité de l’âme.

etre cst de ses rêves et donner raison à la créativité

Point à la ligne : un recueil de textes

Mis en avant


Les requins de l’édition …

Bulles de poésie

ninie la bulle

Ce recueil de textes « Point à la ligne »  ne sera imprimé qu’en exemplaires très limités et de façon artisanale. Ou restera un recueil numérique…
Un projet (textes et illustrations) soumis à plusieurs maisons d’édition (en compte d’auteur et compte d’éditeur), avec un avis favorable de publication pour chacune d’elles …(et même un coup de fil d’un certain écrivain de 7Ecrit); j’ai pu entrevoir les coulisses du monde de l’édition …

J’ai froid tout d’un coup !
Et préfère les petits poissons aux requins …

Mystère du moi

En passant


Mystère, arcane de la vie, inexplicable explication du sens … Il y a des jours où les questions fusent. Que d’émotions, que d’évènements à venir, que de passages furtifs en tous genres. Le dernier billet d’Odile D’Arnois m’invite à considérer une multitude de questions, à m’interroger … sur moi, moi et les autres, moi dans ce monde ou la conscience du moi.

Se défaire de soi pour mieux se connaître

Extrait d’Exeat, O.d’Harnois

Car qui sommes nous dans le fond ? Le Cogito Ergo Sum de Descartes peut s’enrichir et se prolonger dans la connaissance intrinsèque de notre être. Se défaire de soi, en partant du principe que l’on ne se connaît pas, ou mal puisque notre propre pensée est certainement biaisée par des représentations inadéquates et trompeuses.

« Mais moi, qui suis-je, maintenant que je suppose qu’il y a un certain génie qui est extrêmement puissant, et, si j’ose le dire, malicieux et rusé, qui emploie toutes ses forces et toute son industrie à me tromper?  » (Descartes, Les méditations métaphysiques).

Comment sont motivées nos actions, pourquoi agissons-nous comme nous le faisons, quelle représentation avons-nous de nous- même, comment  connaître son être propre dans le fond ? Qui gouverne notre âme, nos pensées ..? Nous savons notre existence dans sa réalité mais que savons nous de nous-même et de notre conscience ?

En voilà des questions ! S’éprouver soi-même, oui, mais comment ..?

oeil paimpol- ninie FB

Heureuse et belle Année !


Aimer le bleu des nuits,

Chassant le flou au firmament,

Caresser les vents d’hiver,

Sentir sa brise enivrante.

Entrevoir à demi-mots,

Juste l’espace d’un instant,

Tous les possibles qui nous attendent.

Une très belle année 2014,

à toutes et à tous !

heureuse année 2014ninie la bulle

JOYEUX NOEL !

En passant


 Bienvenue au Zéphir, poussant au loin les nuages gris, le temps de la nuit. Trêve. Sourires. La bonhomie vêtue de rouge entre dans le coeur des enfants, déposant des mystères enrubannés au pied de l’arbre, brillant de saphirs. En cette nuit magique, la tête dans les étoiles, abondent les coeurs et le partage.

A toutes et à tous,

un très joyeux Noël !

Gravatar au blog - pour noel

Lune intrigante

En passant


« La nuit, on voit des choses inexistantes et on y croit. »

Français : Croissant de lune.

Une lune étrange, posée sur un cercle demi-teinte, en fondu, dans le noir du ciel d’une heure tardive. Un croissant de vive allure semblant suspendu, luisant comme un ver. Et, en bas, loin sur le sol, jonchent des amas de feuilles automnales dont la couleur cuivre s’oxyde par l’épais brouillard retombant et que tu éclaires doucereusement. Quel est cet Astre aux yeux persistants, ceux capablent de fixer sans battre des paupières toute l’envergure de cet univers devenu sourd et muet, replié dans le royaume de Morphée ?

Lune bienveillante sur nos espoirs lunatiques.

De la fenêtre tu es observée. Loin dans les cieux, loin dans les yeux. Et dans la profondeur des rétines en veille, tu es là, toujours là, assise sur ton piedestal observant les merveilles ou horreurs de ce monde avant de disparaître au crépuscule du matin. Aube rouge-orangée. Mystère des possibles.

Lune intrigante.

ninie la bulle

ciel noir lune

« La nuit, on imagine ce qu’on désire et tout paraît possible. Au grand jour, l’ imagination pâlit ».

Velours et soie

Citation


Velours et soie

Velours et soie à mes côtés

Chiffon de vieux papiers délaissés

Contours lisses et délicieux

Effacent le gris en pointillés

Subtilités et amitiés

Week end ensoleillé 🙂

ninie la bulle

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A tous, un bon WE !

Changement de décor !

En passant


Non je ne vous parlerai pas du livre de David Lodge !

J’avais juste besoin d’y voir plus clair, d’ouvrir les fenêtres, de laisser la lumière s’infiltrer doucement (sans être éblouie 🙂 ).

Alors c’est chose faite, changement de décor pour ninie la bulle !

Sûrement encore quelques réglages à faire mais j’y viendrai bientôt.

Du noir au blanc il n’y a qu’un pas. Je l’ai franchi !

A très bientôt 🙂

Rq: Finalement, la nouvelle interface me laissant un peu sceptique avec ce trop plein de pages « blanches » impersonnelles j’ai opté ce we pour un compromis : ni trop noir, ni trop blanc mais un univers dans lequel je retrouve un semblant de ma bulle. Les options de WordPress étant limitées, je n’ai pas pu réaliser exactement ce que je souhaitais. Dommage !

oeil paimpol- ninie FB

Entrevoir

En passant


Entrevoir

Petites ailes fragiles du papillon je ressens, survole le long couloir d’un bras de mer, se pose, s’essoufle et cherche sa trajectoire. S’engouffre dans la brise, laisse au loin le cap, le mistral des émois. Iris de mon coeur aux pétales gorgé de soleil. Hisser la voile.

Suivre la mouette et ses cris geignards ou se perdre dans un dédale de bourrasques. Loin derrière les dunes de sable chaud, la douceur des grains de cristaux. Loin devant, la chrysalide, le cocon d’un nouveau genre.

Entrevoir n’est pas voir. Etre sûr n’est pas sûr. Oublier n’est pas l’oubli. Résister n’est pas se résigner. Entrevoir c’est créer, ne pas oublier et résister.

ninie la bulle

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Edgar Allan Poe

En passant


Jamais Plus !

Poème

A l’heure des fantômes, lors d’une nuit lugubre, le mystère de l’oiseau nous plonge dans le fief de l’âme blessé, le désarroi. Pour que les  souvenirs disparaissent, pour que l’oubli soit roi. Un poème qui a inspiré, entre autres, Gainsbourg dans le titre célèbre Initials B.B.

Le Corbeau

« Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint précieux et curieux volume d’une doctrine oubliée, pendant que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement, comme de quelqu’un frappant  doucement, frappant à la porte de ma chambre. « C’est quelque visiteur, — murmurai-je, — qui frappe à la porte de ma chambre ; ce n’est que cela, et rien de plus.

…alors, m’enfonçant dans le velours, je m’appliquai à enchaîner les idées aux idées, cherchant ce que cet augural oiseau des anciens jours, ce que ce triste, disgracieux, sinistre, maigre et augural oiseau des anciens jours voulait faire entendre en croassant son  Jamais plus !

Rentre dans la tempête, retourne au rivage de la Nuit plutonienne ; ne laisse pas ici une seule plume noire comme souvenir du mensonge que ton âme a proféré ; laisse ma solitude inviolée ; quitte ce buste au-dessus de ma porte ; arrache ton bec de mon cœur et précipite ton spectre loin de ma porte ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »

Le Corbeau, Edgar Allan Poe (traduit par Beaudelaire).

edgar poe

Waiting

En passant


Waiting. I’m a Walker.

Eveillée je toise la toile comme on admire un crépuscule; attendre la lumière changeante et entrevoir le point crucial d’une lune descendante. Waiting. Debout sur ma pente, j’observe, j’entrevois, j’écoute, je saisis, j’apprécie l’instant. La musique, celle d’une déformation élastique du fluide parvenant à mes tympans, résonnant comme une onde centrifuge et maléable, m’imposant de voir, de sentir et ressentir. La technologie internet à l’oeuvre sans laquelle faire de nouvelles découvertes serait un chantier de dure labeur. I’m a Walker. Walking. J’empreinte la grande route, je me perds dans les ruelles des bas fonds puis retrouve l’axe central. Highway. Meaning. Le jour se lève à peine sur les notes. Your Shadow. I disappear. Et dans cet ombre je me souviens de cet air qui fait battre l’instint primitif d’un bout de vie. Memories. Relancer la machine, l’écran qui divulgue ces infos et que je saisis au vol. Le corps qui parle et joue le son grave et pur comme un didgeridoo fait vibrer tous nos membres avec force et envoutement. Résonnent, chantent les notes. Accrochée à la balise d’un accord, je sens les vibrations se saisirent de l’émotion. Pression acoustique. The End.

ninie la bulle

Le RdV est pris. Cascadeur à l’espace LU, Nantes, 20 décembre 2013.

Oublié- part 2


Merci Lulu, j’aurai dû y penser ! j’ai oublié …Qu’est-ce que j’ai bien pu faire de ce souvenir … ?

Oublié, Noir Désir (Tostaki) :

L’Oubli- part 1

En passant


Oublier sa chemise, oublier son sac, oublier d’écouter, oublier de sortir, oublier de faire ses devoirs, oublier de rentrer, oublier la mémoire, oublier de dire bonjour, oublier de partir, oublier de faire, oublier d’arranger, oublier de souligner, oublier de sentir, oublier l’autre, oublier d’agir, oublier de ne pas oublier, oublier de rester, oublier son ami, oublier de parler, oublier l’essentiel, oublier de dire, oublier le minimum, oublier d’oublier, oublier l’oubli, vouloir oublier …s’oublier.

OUBLIER,…un terme désignant à la fois l’action et un ressenti. Complexe. On ne peut pas vouloir oublier, car alors on n’oublie pas. Processus conscient, tentative de descendre à la cave un passé douloureux ou poussiéreux, processus inconscient de refoulement, action volontaire pour se décharger d’une responsabilité, se libérer de ressentiments ou action involontaire émanant de la négligence, d’une distraction … un niveau de conscience jouant le fantôme ou la vedette ..?

La mémoire ne s’oppose pas à l’Oubli.

ninie la bulle

oublier

Comme un Légo


Une petite pièce, sans mémoire, sans âme, sans vie autre que celle d’une petite pièce perdue parmi un chantier d’autres pièces, plus petites ou plus grandes, insaisissables, insignifiantes, sombres comme des damiers…et où chacune vaque à son destin sans savoir ce que sera demain. Je repense à cette si belle chanson de bashung …

« C’est un grand terrain de nulle part
Avec de belles poignées d’argent
La lunette d’un microscope
On regarde, on regarde, on regarde dedans…

Quelqu’un a inventé ce jeu
Terrible, cruel, captivant
Les maisons, les lacs, les continents
Comme un légo avec du vent…

On voit de toutes petites choses qui luisent
Ce sont des gens dans des chemises
Comme durant ces siècles de la longue nuit
Dans le silence ou dans le bruit… »

Alain Bashung