L’alchimie St Lo : blues-rock, électro, hip hop …


Room 415

st lo

Ne cherchez pas. C’est le titre de l’album. Une fusion assez magique d’électro, blues, soul, rock et hip-hop. Donc un langage musical inclassable, un style singulier duquel se dégage une belle profondeur, du groove et même une pointe de mélancolie parfois. Ah oui, j’oubliais leur nom: St Lo

L’autre particularité du groupe tient à sa conception artisanale. En vogue, le crowdfunding à sa place pour tous projets. Celui de St Lo également. Du collaboratif heureux (sérendipité) à l’heure d’un mode de vie individualiste (?). Une aventure artistique née de fonds collectés du public, et ça, ça mérite mes applaudissements ! Merci à Kisskissbankbank.

Depuis 1 an ils remplissent les salles, et celle du Stéréolux de Nantes affichait aussi « complet ».

Alors qui se cachent derrière St Lo ?

« St. Lô est un projet sans frontières, ni spatiales, ni temporelles, ni stylistiques. Les trois musiciens programmateurs bretons modèlent un son sombre, profond, et d’une incommensurable finesse, qui a autant à voir avec le jazz de Nina Simone qu’avec l’abstract hip hop de Buck 65 ou l’électro post-rock d’Ez3kiel. Un écrin complexe mais confortable pour la voix de l’incroyablement charismatique Hanifah Walidah, que l’on connaissait sous le nom de Sha-Key lorsqu’elle officiait au sein des mythiques Brooklyn Funk Essentials. Légendaire. » Arte Live Web – décembre 2012.

Et bien oui, un mixte improbable: des musicos lorientais associés à la performeuse et chanteuse newyorkaise, Mezz Walidah. Plutôt pas mal, non ?!

« Démarrer la journée avec le trio franco-américain St.Lô, c’est comme s’envoyer une dose d’EPO avant l’ascension de l’Alpe-d’Huez. On pète le feu »  Télérama Sortir (Rock en Seine 2013).
Tiens pour toi lulu, ce sera « Reach » extrait de Room 415, puis (2eme vidéo) « hero » pour son punch 🙂 
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Daft Punk, Within ..my canvas

En passant


Séance « source inspirante atypique » pour peindre … Daft Punk avec « Within » cet opus lyrique qui ne manque pas de passer à côté avec son intro au piano. Le pinceau glisse, les camaïeux de bleu s’entrelacent sur la toile.

bleu - ninie la bulle

Et c’est sans compter sur le tout fraichement sorti « Gust of Wind » de Pharrell Williams, en seconde collaboration avec les Daft Punk (après Get Lucky :-)) que je m’interroge sur le résultat de mon travail, les arrangements groovy me portant à avoir un regard plus indulgent et surtout moins sévère sur ma réalisation.

Comme quoi musique et peinture font toujours bon ménage 🙂

Arthur H, le chercheur d’or


J’ai cru entendre mon vieux jacquot…

Le casque sur les oreilles, j’écoute, découvre, redécouvre, réécoute. De Daft Punk à Arthur H, je saisis l’instant de ces sons particuliers, colorés d’univers si différents mais qui amoureusement me caressent les tympans sensibles à divers tempéraments chromatiques (pas sûr que ce concept existe …); après quelques hésitations je suis surprise: je m’arrête sur les sonorités jazzy d’Arthur H. Et là, je crois entendre mon vieux jacquot, …est-ce bien Arthur ? Il semble que oui, avec Cool Jazz. Je ferme les yeux, j’écoute, j’hésite encore…

J’attrappe au vol une chanson qui me touche et ingurgite chaque mot comme on absorbe le choc de l’avalanche: le chercheur d’or, …et qui me change aussi d’un titre que j’ai tant écouté la chanson de Satie.

Arthur ou Jacques ..?

Shaka Ponk


Merci Lulu pour le lien: nouveau single de Shaka Ponk, « Wanna Get Free« , issu du 4 ème album à venir « The White Pixel Ape » avec une tournée prévue en 2014 (à Nantes, le 25 Novembre).

J’ai écouté … mais, …bof. Alors est-ce-parceque je suis si enthousiaste avec le titre « Palabra mi Amor » que les nouveaux opus du Gorille (Goss) me laissent …un tantinet sur ma faim …? Oui, c’est vrai que la participation de Cantat y est sûrement pour beaucoup. Mais les arrangements très rock à la Noir Dez aussi :-). Ceci dit j’écouterai le reste de l’album !

Donc je me repasse Palabra mi Amor ! Paysage désolé qui circule dans mes veines …

(Et dans cette même vidéo, la session live de Détroit sur Deezer, bonus :-))

Crocodaïl – Higelin


    Nini, La vie est folle dans ce Paradis païen,…  Broyer du noir dans une tranche de vie orchestrée par un accordéon désaccordé. Il est temps d’alerter les bébés ! Y’a pas de mot, la vie est folle. Pars. Tête en l’air, Je ne sais … si ce n’est a fuite dans les idées. J’suis qu’un grain de poussière dans mon aéroplane blindé, avec la rage en d’dans. Jack au banjo, un <<<vieux boogie rouillé, Encore une journée d’foutue… Poil dans la main, électrocardiogramme plat ! Aï ! Sur un air de Symphonie des droits de l’homme, je lève le drapeau de la colère: Ce qui est dit doit être fait. Tombadilom. Trou noir…sur Le berceau de la vie. Une cigarette. La fille au coeur d’acier promet un Hymne aux paumés: Courage de vivre, tiens. Tiens, j’ai dis tiens ! Aujourd’hui la crise, Demain ça sera vachement mieux !?!

Les connaisseurs de ce héros de la voltige auront reconnu dans ce texte les titres de jacquot (celui de « Nini » aussi, non, rien avoir avec moi) 🙂 Ici, une très belle chanson, « Crocodaïl », …avec une certaine « rage en d’dans ». Ah dans quel monde on vit ! « Crocodail »  (album « Amor Dolorosa« ) est un titre de Higelin qu’il a aussi chanté en duo avec l’italienne Petra Magoni dans son album Musica Nuda. On le retrouve également  sur l’album enregistré en public « En plein Bataclan » (Higelin, 2007).

On est de plus en plus de moins en moins con
Sidéré comme
Des êtres humains à part entière
Plutôt
Comme les têtes de bétail du troupeau
Qu’au pire
On mène à l’abattoir et qu’au mieux
On envoie paître
Boire et brouter là où la bête, bébé,
Est plus facile à traire
Aussi,
Petit agneau qui tête encore ta mère,
Méfie-toi
Du bord des eaux troubles
Où l’on peut voir flotter
Les narines et l’oeil opaque
Les gros reptiles à quatre pattes
Qui te guettent…

http://www.dailymotion.com/video/x3obz1_higelin-crocodail_music

Tori Amos


Tori Amos

Tori Amos

Une pop rock star atypique parceque les guitares de prédilection laissent place à un tout autre instrument : le piano. Plus d’une dizaine d’albums à son actif, mêlant les genres, passant du rock à l’électro-jazz avec parfois une pointe de trip hop, la chanteuse américaine  aime jouer les caméléons.

En 2001 l’album « Strange Little Girls » est un opus de reprises de textes écrits par différents artistes … Dénominateur commun :  des textes signés par des hommes écrits pour les femmes.

j’aime particulièrement « 97 Bonnie & Clyde » (écrit par Eminem).

Soulfight


SoulfightSoulfight

Lil’Sugar, au chant, accompagne les musiciens et producteurs à l’origine du groupe, Aalik et View. Entre alternatif, Trip hop et Electro, Soulfight insuffle des rythmes lents, apaisants.

The Journey Backwards (EP, 2011)

My old friend

Détroit – Ange de désolation


Ange de désolation

detroit ange de désolation

 

 

 

 

 

 

 

Juste pour le plaisir, ou juste pour mon plaisir, un ange de désolation passe ce soir …

« Tu viens encore chaque nuit visiter mon jardin enfoui
comme une traînée d’or effilochée »

 

Un texte magnifique telle une peinture aux pigments de poésie mélancolique.

Youn Sun Nah


Youn Sun nah- lento 2013

Une diva du jazz vocal !

J’étais persuadée d’avoir écris un ptit quelque chose concernant cette artiste découverte l’an dernier: Youn Sun Nah. Et bien, non, ce sera donc pour aujourd’hui.

Dans la rubrique Jazz, et celle en particulier du jazz vocal, Youn Sun Nah se démarque par un talent créatif mêlant jazz contemporain et scat en tout genre. A l’écouter, on peut penser qu’elle peut apprivoiser et s’approprier n’importe quel morceaux de musique, de tout style, en l’enrobant de son alchimie secrète. Disséquant syllabes, passant de l’aigü au grave, de la sensualité au swing, du lyrisme aux onomatopées, elle m’impressionne !

Avec déjà plusieurs albums derrière elle, la coréenne a sorti en mars 2013 Lento.

Voici un aperçu de son talent:

Breakfast in Baghdad (album Same Girl, 2010):

Elle reprend Metallica (Enter sandman !)

Enfin, dernier album: Lento (magnifique !)

Woodkid


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Concert Woodkid, 26 novembre 2013 (Zénith Nantes)

L’enfant de bois est un mystère … rayonnant dans son univers pléplumesque, sa musique pop-électro symphonique prend l’ampleur d’une orchestration organique aimant flirter avec des visuels obscurs et profonds, entre sacré et modernisme, architecture épique ou défiant les lois de la pesenteur, sculpture ancestrale ou robotique d’avant-garde, bref une atmosphère mystique en monochrome nous transportant dans l’ailleurs …

Une scène peuplée de 13 musicos avec des cuivres brillants et rutilants (tuba, trompette et trombonne), 4 violons, violoncelle et contrebasse, synthé et deux doubles triceps frappant les tambours au pied de l’écran géant diffusant les images numérisées du dit musicien (qui a d’abord travaillé dans le graphisme, réalisant de nombreux clips). Yoann Lemoine, Woodkid. Le Lyonnais, vivant à Brooklyn. Apparaissant sur la scène musicale française comme hors norme, inclassifiable parceque singulier, je reconnais volontier un talent créatif, peut être d’ailleurs plus dans le style musical sortant des rangs que par ses cordes vocales.

L’age d’or. The Golden Age.

Humble derrière un talent certain, convivial et chaleureux avec le public nantais, laissant filtrer quelques informations intimes – « j’ai un message pour vous …les hommes » : « I Love You » venant introduire son titre, explorant la sphère de ses émois avec deux nouveaux titres dont « Go » (une tempête de sons percutants), Woodkid réussi à enflammer le Zénith mêlant arrangements électro et orchestration symphonique sur une voix, certes un peu mélancolique. Un long rappel sur Run Boy Run qui prend aux tripes et après lequel, franchement, on a pas envie de quitter la salle. Ce qui est sûrement bon signe 🙂

Une vidéo (amateur, au Zenith Paris),  qui à l’avantage de mettre en avant l’atmosphère particulière de Woodkid, ici pendant un super moment « délirium ».

Si rien ne bouge


Si rien ne bouge

Franchement, ça me manque !

Il y a des chances que rien n´bouge…

Regarde là-bas
Au bout de mon doigt
Si rien ne bouge
Le ciel devient rouge

Du ciment sous les plaines (1991)
Noir Désir

Placebo – Bosco


placebo 2013               Placebo

L’album Loud Like Love, sorti en septembre, n’est ni extraordinaire, ni élévateur pour ce groupe de rock alternatif que j’aimais écouter. Mais ce n’est que ma perception des choses. J’écoute l’album sans qu’une accroche particulière vienne me titiller l’oreille. Un semblant de déja-vu peut être. Et pas des plus rock si l’on s’attend à rester dans cette ligne de mire du glamour-punk-rock aux guitares saturées qui faisait le charme musical de Placebo. Un Placebo qui, si je devais lui donner une image dans des tons de formes géométriques, serait à l’intersection de rondeurs entrecoupées de pics aiguisés. Bref, un album pas au top… un Placebo « placebo » ou erzatz de Placebo…  Je retiendrai cependant le titre « Bosco« , débutant au piano, mais qui peut-être ne touchera pas les oreilles en mal de rock poussif. Car là, pour le coup, on suit Brian Molko dans une ballade …mais jolie ballade au texte intime et sentimental.


					

Horizons – Détroit


Horizons   Détroit - album Horizons

Sûrement est-il inutile de faire des commentaires, la presse en regorge. Sûrement faut-il se taire (au loin le tonerre gronde…).

Deux nouveaux titres de l’album « Horizons » sont apparues sur les plateformes: Null and Void et Horizon. Détroit (B. Cantat & P. Humbert)

Lundi 18/11/2013 : sortie de l’album. Et je l’attends, en espérant y retrouver les sonorités Noir Désir, des guitares saturées faisant corps avec une voix puissante et incantatoire.

Peut être un premier concert à La cigale début juin 2014 🙂

Sa Majesté, Le creux de ta main, …

…Combien de temps déjà passé dans ce tunnel …? Parfois la porte s’ouvre
pour faire passer ton fantôme sur lui même, …parfois le tonnerre
gronde.. cherche ton horizon entre les cloisons.

Et, juste pour le plaisir, « Tostaky (Live) aux Vieilles Charrues 2001

Cocorosie

En passant


Les Inrockuptibles les nommaient « les  cousines de Björk » …

Les deux soeurs formant Cocorosie donnent à écouter une musique teintée de diverses influences, indie-Pop rock, alternatif ou Trip Hop… Les rytmes et les sons se mélangent mais ne se ressemblent pas, et d’un titre à un autre, on vague ou divague sur des styles aussi variés que les univers créés dans nos rêves. Peu importe, moi j’aime certains de leurs titres un peu déjantés 🙂 Du chant lyrique au beatbox, en passant par l’électro, les percussions ou la folk,…rien ne les arrête. Et petit coup de coeur pour la harpe laissant échapper ce son si douceureux.

Passez du titre R.I.P. Burn face à celui de Poison : un délice aux mille saveurs, inclus dans le dernier album « Tale Of A Grass Widow«  (mai 2013).

Tout les titres ici, en concert:

Des reprises … Rap&Rock


Avez vous constaté le nombre incroyable de reprises dans l’univers de la musique ..?!

On ne compte plus, dans l’univers rapeux des djeuns, les reprises de groupes ou opus célèbres, bien ancrés dans la culture musicale.

J’en veux pour exemple un extrait de la musique de « La double vie de Véronique » (Concerto en mi mineur, de Van den Budenmayer 1991) reprise par le groupe Outerspace dans le titre « Written In Blood« . Ou, dans un autre genre musical, Eminem (rappeur américain, label de Dr Dre) qui reprend le premier acte musical ainsi que le refrain de « Dream on » du célèbre groupe de Heavy metal Aerosmith dans son sample « Sing For The moment » . Mon plus jeune fils m’explique qu’Eminem avait pour but de montrer que le Rap et le Rock sont deux genres musicaux ayant un but commun, celui de susciter l’espérance et le courage chez ceux qui l’écoutent. Le plus interessant, selon moi, est de pouvoir parler avec les ados de ces reprises, occasion de leur faire découvrir d’autres styles de musique, voire quelques icones, mais encore faut-il qu’ils sachent qu’il s’agit de reprises ! Ce fut un grand jour lorsqu’un we, mon grand écoutait Outerspace et que je reconnus l’intro de La double vie de véronique …

Alors qu’une solution, écoutez la musique de vos ados ! Vous serez surpris de replonger parfois dans quelques titres …de votre jeunesse 🙂 Pour ma part, re-séduite d’office par Aerosmith !

Eminem versus Aerosmith:

Outerspace versus La Double Vie de Véronique:

Waiting

En passant


Waiting. I’m a Walker.

Eveillée je toise la toile comme on admire un crépuscule; attendre la lumière changeante et entrevoir le point crucial d’une lune descendante. Waiting. Debout sur ma pente, j’observe, j’entrevois, j’écoute, je saisis, j’apprécie l’instant. La musique, celle d’une déformation élastique du fluide parvenant à mes tympans, résonnant comme une onde centrifuge et maléable, m’imposant de voir, de sentir et ressentir. La technologie internet à l’oeuvre sans laquelle faire de nouvelles découvertes serait un chantier de dure labeur. I’m a Walker. Walking. J’empreinte la grande route, je me perds dans les ruelles des bas fonds puis retrouve l’axe central. Highway. Meaning. Le jour se lève à peine sur les notes. Your Shadow. I disappear. Et dans cet ombre je me souviens de cet air qui fait battre l’instint primitif d’un bout de vie. Memories. Relancer la machine, l’écran qui divulgue ces infos et que je saisis au vol. Le corps qui parle et joue le son grave et pur comme un didgeridoo fait vibrer tous nos membres avec force et envoutement. Résonnent, chantent les notes. Accrochée à la balise d’un accord, je sens les vibrations se saisirent de l’émotion. Pression acoustique. The End.

ninie la bulle

Le RdV est pris. Cascadeur à l’espace LU, Nantes, 20 décembre 2013.

Oublié- part 2


Merci Lulu, j’aurai dû y penser ! j’ai oublié …Qu’est-ce que j’ai bien pu faire de ce souvenir … ?

Oublié, Noir Désir (Tostaki) :

Comme un Légo


Une petite pièce, sans mémoire, sans âme, sans vie autre que celle d’une petite pièce perdue parmi un chantier d’autres pièces, plus petites ou plus grandes, insaisissables, insignifiantes, sombres comme des damiers…et où chacune vaque à son destin sans savoir ce que sera demain. Je repense à cette si belle chanson de bashung …

« C’est un grand terrain de nulle part
Avec de belles poignées d’argent
La lunette d’un microscope
On regarde, on regarde, on regarde dedans…

Quelqu’un a inventé ce jeu
Terrible, cruel, captivant
Les maisons, les lacs, les continents
Comme un légo avec du vent…

On voit de toutes petites choses qui luisent
Ce sont des gens dans des chemises
Comme durant ces siècles de la longue nuit
Dans le silence ou dans le bruit… »

Alain Bashung

Concert Asaf Avidan


Asaf Avidan, Cri de l’Ange ?

sans-titre

Un cri, c’est certain. Hier soir j’étais au RdV, concert au zénith. Un agréable moment musical mais une petite déception…je m’attendais à un Live bien plus surprenant, avec des arrangements pêchus, plus tenaces, ceux qui vous font redécouvrir un titre avec la gomme du Live, vous ouvrant vers d’autres espaces … le titre « shades of sad » a été trop « popisé » …dénaturant (à mon goût) les premières notes qui caressent subtilement les sons arabisants. Bon, rien de bien mèchant cependant … Juste un ressenti subjectif. Un Asaf sympa avec son public, aimant raconter des anecdotes ou quelques histoires, un Asaf très, très, bavard (en anglais), flirtant avec le « parler trop longtemps casse le morceaux à venir » …une voix atypique, et il en joue avec humour, poussant quelques notes rageuses aigues, déraillant tout en restant dans le rail du son harmonieux… en défendant son dernier album « Different pulses« .

billet du 19 aout

Cri de l’ange

Un premier EP en solo en 2006 dans lequel il évoque un coeur déchiré par l’amour (Now That You Are Leaving). The Mojos est le nom de son groupe avec lequel il poursuit ses tournées à grand succès. Revenant en ce début d’année en solo, il se produit pour son dernier album « Different pulses« : …un concert bientôt à Nantes !

Une voix rauque et partant dans l’aigue, assez eraillée rappellant celle de Janis Joplin, des compositions sublimes et thématiques comme je les aime. Un univers folk, pop, rock, jouant sur tous les fronts et surtout celui de la profondeur.

Ame sensible et coeur remplit par cet opus vous attrapant tel un aimant. Que dire d’autre ? Rien sans doute…  je me plonge dans ce titre évocateur pour cet artiste israélien évoquant le conflit israelo-palestinien.

The Disciple (ici en Live: un bijou !)

Cry ! Oh angel cry Your favorite disciple is tearing out his eyes

All the things these eyes have seen, this time they’ve really crossed the line I think I’ll pack up all my shit and cross to Palestine

Strip down all my clothes, I’m gonna run into the wild Leave you with my bitter wounds, leave you with my pride

Cry! Oh angel cry Your favorite disciple is tearing out his eyes

Détroit – Droit dans le soleil …

En passant


cantat et humbert- detroit

Opus de l’aube. Ou de l’aurore. Je préfère la seconde. En arrière plan, les sons bien trempés de Cantat, guitare sèche dansant avec la gravité du violoncelle; musicalité entre tristesse et blessure. Au premier plan, sa voix, ponctuée d’un souffle d’amertume, celle qui me donne encore des frissons. Un fond sonore suave, douceureux mais l’écorchure n’est pas loin, elle résonne dans son texte comme un ciel ténébreux intimiste.

Le single « Droit dans le soleil » est né ce matin, au petit jour, sur la toile. Avec son acolyte Pascal Humbert. Ecrite au Liban. Un travail en duo qui s’apprête à rejoindre l’Autre rive par un chenal peut-être difficile à traverser, pour aboutir à d’autres Horizons (album à venir, prévu pour le 18 novembre). Détroit. Prémices d’un entre-deux.

Texte de l’intime, tel un détroit entre l’ombre et le soleil. Evocation d’éléments neutres de notre univers; terre, soleil, ciel, air, acier, âme, lumière, ombre, poussière, … en filigrane la force évocatrice de leur sens. Celle d’une histoire.  « Tous les jours on retourne la scène, juste fauve au milieu de l’arène, on ne renonce pas, on essaie de regarder droit dans le soleil… à la croisée des âmes sans soleil, on t’avais dit que tout se paie, regarde bien droit dans le soleil, tout se dissoud dans la lumière … »Tourne la terre… »

J’attendais ce titre. Avec peut-être le sentiment qu’une déception pouvait m’attendre. Droit dans le soleil est tout le contraire. Sonne la noirceur de certains titres…Noir Désir. Métempsychose. J’y serai. Au RV de l’album et d’un concert, je l’espère.