Woodkid


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Concert Woodkid, 26 novembre 2013 (Zénith Nantes)

L’enfant de bois est un mystère … rayonnant dans son univers pléplumesque, sa musique pop-électro symphonique prend l’ampleur d’une orchestration organique aimant flirter avec des visuels obscurs et profonds, entre sacré et modernisme, architecture épique ou défiant les lois de la pesenteur, sculpture ancestrale ou robotique d’avant-garde, bref une atmosphère mystique en monochrome nous transportant dans l’ailleurs …

Une scène peuplée de 13 musicos avec des cuivres brillants et rutilants (tuba, trompette et trombonne), 4 violons, violoncelle et contrebasse, synthé et deux doubles triceps frappant les tambours au pied de l’écran géant diffusant les images numérisées du dit musicien (qui a d’abord travaillé dans le graphisme, réalisant de nombreux clips). Yoann Lemoine, Woodkid. Le Lyonnais, vivant à Brooklyn. Apparaissant sur la scène musicale française comme hors norme, inclassifiable parceque singulier, je reconnais volontier un talent créatif, peut être d’ailleurs plus dans le style musical sortant des rangs que par ses cordes vocales.

L’age d’or. The Golden Age.

Humble derrière un talent certain, convivial et chaleureux avec le public nantais, laissant filtrer quelques informations intimes – « j’ai un message pour vous …les hommes » : « I Love You » venant introduire son titre, explorant la sphère de ses émois avec deux nouveaux titres dont « Go » (une tempête de sons percutants), Woodkid réussi à enflammer le Zénith mêlant arrangements électro et orchestration symphonique sur une voix, certes un peu mélancolique. Un long rappel sur Run Boy Run qui prend aux tripes et après lequel, franchement, on a pas envie de quitter la salle. Ce qui est sûrement bon signe 🙂

Une vidéo (amateur, au Zenith Paris),  qui à l’avantage de mettre en avant l’atmosphère particulière de Woodkid, ici pendant un super moment « délirium ».

Concert Asaf Avidan


Asaf Avidan, Cri de l’Ange ?

sans-titre

Un cri, c’est certain. Hier soir j’étais au RdV, concert au zénith. Un agréable moment musical mais une petite déception…je m’attendais à un Live bien plus surprenant, avec des arrangements pêchus, plus tenaces, ceux qui vous font redécouvrir un titre avec la gomme du Live, vous ouvrant vers d’autres espaces … le titre « shades of sad » a été trop « popisé » …dénaturant (à mon goût) les premières notes qui caressent subtilement les sons arabisants. Bon, rien de bien mèchant cependant … Juste un ressenti subjectif. Un Asaf sympa avec son public, aimant raconter des anecdotes ou quelques histoires, un Asaf très, très, bavard (en anglais), flirtant avec le « parler trop longtemps casse le morceaux à venir » …une voix atypique, et il en joue avec humour, poussant quelques notes rageuses aigues, déraillant tout en restant dans le rail du son harmonieux… en défendant son dernier album « Different pulses« .

billet du 19 aout

Cri de l’ange

Un premier EP en solo en 2006 dans lequel il évoque un coeur déchiré par l’amour (Now That You Are Leaving). The Mojos est le nom de son groupe avec lequel il poursuit ses tournées à grand succès. Revenant en ce début d’année en solo, il se produit pour son dernier album « Different pulses« : …un concert bientôt à Nantes !

Une voix rauque et partant dans l’aigue, assez eraillée rappellant celle de Janis Joplin, des compositions sublimes et thématiques comme je les aime. Un univers folk, pop, rock, jouant sur tous les fronts et surtout celui de la profondeur.

Ame sensible et coeur remplit par cet opus vous attrapant tel un aimant. Que dire d’autre ? Rien sans doute…  je me plonge dans ce titre évocateur pour cet artiste israélien évoquant le conflit israelo-palestinien.

The Disciple (ici en Live: un bijou !)

Cry ! Oh angel cry Your favorite disciple is tearing out his eyes

All the things these eyes have seen, this time they’ve really crossed the line I think I’ll pack up all my shit and cross to Palestine

Strip down all my clothes, I’m gonna run into the wild Leave you with my bitter wounds, leave you with my pride

Cry! Oh angel cry Your favorite disciple is tearing out his eyes

Artrock 2013: Wawan en parle

En passant


Artrock 2013: chronique de wawan

Wawan y était, à vécu les 3 nuits de Artrock 2013, pris dans la frénésie des concerts (et After …). Il raconte…
Un point de vue bretonnant et amical 🙂
« Vendredi Lescop ouvre le bal, le tiers de la place est là et …ça prendra pas vraiment. Début du festival en plein jour avec une faune d’autochtones pas prête à faire des quartiers. Du coup 3/4 d’heure de musique new wave post Dahotienne, pas franchement emballant, tellement calqué sur la version originale …
Puis, la fée Doillon, petite brindille qui a le bon goût de n’avoir pas gardé les mimiques énervantes de sa mother. Voie rauque, paroles compréhensibles sur les petits chagrins de la vie et quelques petites vannes sur le public breton et son premier festival plein air. En 5 minutes le public lui fut acquis.
Vient le vénérable Biolay. Concert rapide, une heure, un peu bâclé. Il aurait pu inviter sa muse paradisiaque qui était le lendemain à Brest.
Woodkid: musique lassante mais visuel tonitruant. On pouvait s’attendre à un beau feu d’artifice…même si la qualité était au RV (8 musiciens…). Il a manqué d’énergie pour amener cette deuxième partie de soirée.
Et puis il y a eu …La bérézina Kavinsky, successeurs des Daft Punk …sans compter sur le public briochin qui n’aime pas être pris pour un con… Il s’est avéré très rapidement que les morceaux passés étaient les siens (tu veux dire ceux de Daft Punk …?), entrecoupés de quelques classiques (rage against thé machine, daft punk…); un peu grosse ficelle (ou mal ficelé …?) sans compter quatre plantages en pleine ascension. Ca n’a pas pris et il est parti 5 minutes avant la fin du set.
Merci à toi, Wawan pour ce compte-rendu, très personnel mais interessant. Excuse moi pour la traduction, quelques mots on pu m’échapper …Bref la fée Doillon et le vénérable Biolay ont quand même assurés (même s’ils ne sont pas du goût de ton voisin de gauche …:-). A bientôt pour les apéros d’été ! sur un fond sonore électro … ou Vénus d’A. Bashung, plus zen, selon l’humeur.

Artrock 2013

En passant


http://saint-brieuc.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/saint-brieuc/ville/art-rock-la-jeunesse-au-pouvoir-20-05-2013-2108007.php

Festival Artrock 2013

C’est donc en partie sous la pluie, que s’est déroulé Artrock ce we.

Quelques vidéos…

Mesparrow

http://saint-brieuc.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/saint-brieuc/ville/art-rock-la-jeunesse-au-pouvoir-20-05-2013-2108007.php

Skipe the use …

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B. Biolay

Woodkid

N’aviez vous jamais vu un danseur sur pointe ? Avec la compagnie M. Clark c’était chose faite !

m clark company

Et enfin, la démesure avec La Fura en délire !

B. Biolay en concert


mes albums musique copie            Biolay à Nantes

           Cité des Congrès, Nantes, le 15 Mai 2013.

Salle pleine et ambiance chaleureuse devant ce grand homme aux allures parfois nonchalantes. Plus qu’un artiste, un homme vraiment convivial, proche de son public, qui ne se prend pas la tête, qui doit détester tout ce qui brille mais qui fait briller son public par ses qualités humaines. Un grand artiste.

Une chaude ambiance devant Benjamin Biolay si sympathique qui ne cesse de remercier ses fans après chaque opus. Parlons en de ceux ci: Vengeance, bien sûr, titre de son dernier album, mais aussi des reprises de l’album La Superbe avec La superbe, Padam, Ton héritage, un de mes titres préférés. La monotonie de l’album Rose Kennedy, ou puisé dans Pourquoi tu pleures, le titre Le bonheur mon cul !  Venganza, of course, et Marlène déconne, Personne dans mon lit, Profite, Aime mon Amour…les dernières sorties dans les bacs, 14 titres.

Sous les feux des néons, lumières plongeantes ou intimistes, les titres se suivent mais ne se ressemblent pas. D’un électro-rock péchu, aux arrangements bien plus fun que d’ordinaire (limite un son hip hop) à des ballades  nostalgiques. Des guitares puissantes parfois jugulées par le son plus suave de la guitare acoustique, mais aussi des cuivres, piano synthé.

J’ y ai vu aussi une indolence gainsbourienne (Trésor Trésor), une musicalité qui évoque parfois Bashung, un parolier dont l’écriture élégante ne laisse pas insensible, un musicien et compositeur de talent, une orchestration béton. Jouant également avec des sons « élastiques », sons « d’exploration », comme je les nomme, venant s’immiscer ici et là, bref un fer de lance de la création musicale française. Un enfant « terrible » ..?  je le trouve terrible en effet !  Par sa prestance, son charisme, son rapport bienveillant et empreint d’une grande connivence avec son public. Sa créativité musicale: oui, terriblement artiste ce dandy.

Et je viens de dénicher un titre inédit De Biolay: Le son du bruit

Encore un très bon choix pour moi ce concert. J ‘y retournerai sans hésiter 🙂 Les bretons, ne le ratez pas à St Brieuc ce WE à Artrock !

Camille en concert, un Must-Listen !


Pourquoi n’ai-je pas encore parlé de ce moment merveilleux passé en septembre dernier au grand Auditorium de la Cité des Congrès à Nantes ?

Vous savez, le concert de Camille !

concert du 30 septembre 2012

camille-iloveyou

C’est, comment dire …? Et bien juste un voyage magique, une envolée dans un univers minimaliste, aux influences de pop, jazz, et de l’inclassifiable, une musique hors du temps, un style décalé, captivant. Camille, ou la femme sensible et extravagante par ses performances « illuminées » !

Elle entre sur scène avec ce sourire, cette gentillesse communicante, cet humour qui la caractérise tout au long du concert, belle aux pieds nus, naturellement légère et gracile. Rebelle, fragile, douce et brillante, Camille ne peut que nous emmener avec elle. Elle joue avec son public, demande des volontaires pour chanter en choeur sur scène avec elle et, en deux temps trois mouvements, le public se retrouve dans un ailleurs, une fièvre magique, une communion qui se fait dans un naturel et une spontanéité étonnante (Dog, Cat). Tournoyant, jouant avec sa voix qui semble être l’instrument d’avant-garde, faisant fi des codes de la scène, l’artiste affiche une performance exemplaire. Couronnant le tout, la scènographie dans son style épure, réduit à une ampoule des plus basiques, suspendue à son fil, devient l’élément essentiel de la mise en scène: Camille la fait tournoyer, joueuse et joyeuse comme une enfant, faisant de la scène une arène illuminée par un balancement de clair-obscur. Des ombres s’agitent, dansent deci-delà, reflétant les silhouettes sur le rideau du fond de la scène. La lumière vascillante devient sa partenaire, jonglant entre l’artiste et ses musiciens. Loufoque, déjantée, saltimbanque, brillante et charismatique, Camille c’est tout ça à la fois. J’en ressort étourdie, le sourire aux lèvres et me pose la question: comment fait-on pour avoir de telles idées créatives, si simples mais si éblouissantes ? Sa voix ? Capable de tout, accompagnée de ses mains, de ses pieds et de tout ce qui fait du son. Bluffant tout simplement ! Et là je me dis qu’il y a de belles choses à vivre dans la vie !

 Le Fil ….vous savez cet album où chaque titre commence par ce même son … plus qu’étonnant, c’est brillant, non ?

L’album Ilo Veyou du concert a côtoyé les titres de ses autres opus Le Fil et Music Hole, tels « Pâle septembre », « Cats and Dogs » (sur lequel à participé le public), « Ta Douleur », etc

Allez Allez AllezLa France ! Un concert émouvant d’une artiste accomplie: plus qu’un concert c’est une fête et celui qui s’y hasarde y retourne !

camille en concert copie

Rennes- D. Saez … Miami bis


Saez, concert à Rennes, Avril 2013

Quinze jours se sont écoulés depuis le concert de Saez à Nantes dont je garde un très beau souvenir. Hier soir, Saez, le retour, à Rennes au Liberté

Impression d’assister à un concert nouveau pour plusieurs raisons: un autre moment de ma vie, dans un autre état d’esprit, un contexte différent mais surtout une ambiance beaucoup plus chaleureuse et conviviale qu’au Zénith de Nantes ! Un seul bémol, et pas des moindres pour un concert…le son…en effet, une acoustique plus que mauvaise et une scénographie qui ne m’a pas enchanté avec un jeu de lumières très prononcé pendant l’interprétation de quelques titres plus rock (mais ça n’engage que moi !). « Ma petite couturière » fut un grand moment, certainement parcequ’en fermant les yeux, je croyais entendre Noir Désir; une montée en puissance soudaine, très rock, un style affirmé, un texte sans compromis, bien affuté. « Pilule » et « Marie ou Marilyn« , seront pour moi deux autres titres qui prennent aux tripes ce jour là et que je prends de plein fouet avec une sensation de vivre ailleurs, hors des réalités de ma vie. C’est étonnant comment se démarquent des titres particuliers à deux concerts espacés de quelques jours: on  les ressent de manière différente de par le contexte, l’interprétation de l’artiste qui délivre lui même sa singularité et sa sujectivité ce jour là et l’émotion qu ‘il transmet au public.

Au final, un bon moment passé parmi des fans très enjoués, qui, comme moi, le sont encore plus sur des titres « cultes » d’anciens albums. Peut être faut il du temps pour s’approprier certains opus mais il est évident que certains d’entre eux raisonnent de façon plus forte, comme si les textes semblaient nous appartenir, nous touchant avec une grande sagesse et intimité et dont la musicalité renforce cette impression familière. Dommage que la qualité du son n’ait pas été au top. Et toujours cette petite frustration de ne pas connaître les musiciens que Saez ne présente pas…

WE ado – Sollilaquist …Hip hop électro


solillaquists

Parceque passer un we avec mes deux ados est un moment d’échange, comme d’ailleurs le reste de la semaine, j’ai eu soudain envie de parler un peu de leur monde musical. Non pas qu’il soit en totale décalage avec le mien mais une petite partie de leur playlist peut effectivement être présente sur la mienne: Rap, HipHop, Electro dub … en effet, je n’y suis pas hermétique. Au contraire, certains titres sonnent d’une jolie « douce heure » dans mes oreilles et me redonnent du tonus.

Il y a quelques mois, j’ai enmené mon fils ainé voir le concert de Sollilaquist Of Sound que je lui ai fait découvrir (au Stéréolux): un groupe de Hip-hop alternatif mêlant des sons électro, Afro et un rap rythmé et enjoué pratiqué par Swamburger auquel s’ajoute les harmonies sublimes des voix de soul Alexandrah (à 1mn57 sur la 1ère vidéo, vers la 2 ème mn dans la seconde vidéo) et Tonya Combs. Un producteur déjanté (DiVinCi) sur scène qui mène le groupe dans une douce folie d’origine californienne avec son synthé ! Un beau partage musical avec mon chouette fils !

sur scène, l’album No More Heroes

Et donc, au Stéréolux à Nantes, avec mon grand gars…

nantes- Saez en concert !


Saez, concert à Nantes, Mars 2013

saez en concert

Zénith, Nantes, en ce début de printemps, voilà qui redonne force et espoir de sentir les bourgeons en éclosion. Thème Quai de Scène en fond sonore …il arrive, nonchalant, les cervicales enprisonnées dans sa minerve, mais avec sobriété.  … Et Debbie résonne dans ce grand espace Zénithal.

Que dire de cet artiste qui embaume les fans, relie le ciel à la terre, enchante les âmes les plus sensibles, écorchées, esprits rebelles ou revendicateurs …? Nouvel Opus Miami, très rock, comme Rochechouart ou Des Drogues, Le Roi, Les Infidèles, … Et des Inédits avec Paraît qu’elle est en ville, On se désire…les seuls titres que j’ai pu écouter avant de me rendre à ce concert. Et je découvre les autres, avec autant de magnétisme; colère contre la thune, le blé, le pouvoir, la condition ouvrière, prolétariat vs les cons au pouvoir … du Damien Saez pur et dur qui ne lésine pas sur la provoc’, lachant quelques bribes de sa colère entre deux titres … je cite:  » La Bastille, dire que c’est là qu’on coupait les têtes…maintenant on suce des b…. ! »  Du politique, de la grise mine sociale, réprimandes et protestations. Individualisme (« chacun sa gueule, j’t’emmerde… »), sacage politique du pays (« ces cons qui nous gouvernent…il est beau notre pays !!! »), Saez ACCUSE réinvitant  la jeunesse à protester (Jeunesse lève toi)…

Fumant à tout va, il enchaîne les titres, mixant les albums  ! Un régal dans mes oreilles dans lesquelles sifflent un rock sombre entre des mélodies romantiques avec ses  « chansons pas gaies »: amours déçues, écorché vif, désillusions … immense plaisir d’entendre des reprises: de l’album Messina (Les Meurtrières, Marie, Betty, Les Fils d’Artaud, Chatillon sur Seine…), album Paris (Putain vous m’aurez plu, Le Cavalier sans tête, On a pas la thune, Jeunesse lève toi, …), ou J’Accuse ( Marguerite – dont est tirée la photo ci dessous – J’Accuse, Pilule, Cigarette) , avec, pendant sa tournée de 2010, son offrande de Ma Petite Couturière, etc.  Des rappels par deux fois, avec un Saez et sa guitare, une poésie sur fond acoustique, parolier lyrique du monde, fils de France, engagé et inspiré, il insuffle l’essence des dernières notes, contrastant entre des tonalités douces et écorchées … volcanique, rage, rébellion, sensibilité, exubérance, colère, une déferlante d’émotions qui vous prend aux tripes!

En ce Jour Etrange, je prends des airs de Margueritte (ou Marilyn) … Fin des Mondes, Que tout est Noir, Echouée, …mais Sur le Quai, à l’horizon, Au Delà du Brouillard, contre vent et marées, l’espoir est là… sa musique aussi ! (voir About music). Une force inouïe !

Et le meilleur reste à venir: une 2 ème date dans 15 jours, j’y serai !

saez- zenith Nantes 2- 26 mars 2013

Damien Saez, Zénith Nantes, 26.03.2013

Saez, des inédits


inedit

« Parait qu’elle est en ville … »

Je viens tout juste de voir la vidéo: ça promet ! j’ai hâte !

« On se désire » (dommage la vidéo s’arrête avant la fin …)

Tu reviendras un jour de pluie, Pour trouver mouchoir à tes yeux, Car c’est toujours un jour de pluie, Que reviennent les amoureux, On se retrouvera au hasard, Du désespoir d’un quai de gare, Nous parlerons de ce qui fait pleurer les hommes, Tu diras que tu ne m’aimes plus, Je te dirais bien entendu, Puis tu diras tu m’aimes encore, Que tu t’étais trompée de port, Nous refermerons nos blessures, Nos horizons seront sans murs, Et comme deux oiseaux de passage, Nous retrouverons le rivage, …

Interview de D. Saez, sur France Inter cette semaine: (avec « Les Magnifiques)

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=580047

En concert, An Pierlé


an pierlé sur son ballon

An Pierlé solo en concert !

Jeudi 14 Mars 2013, rue Basse Porte, Nantes. Il est 21 h, la Bouche d’Air s’éveille !

La reprise de « il est 5h, Paris s’éveille »  avec son groupe des White Velvet fait place à un récital piano-voix singulier, insolite.  Silhouette élancée, cheveux d’or tombant sur ses épaules, l’artiste flamande arrive sur scène, s’installant sur son inséparable ballon qui lui fait office d’assise devant son instrument de prédilection. Silence face à son piano. Premieres notes des cordes accompagnées bientôt de sa voix. Un concert d’une dizaine de ballades mélancoliques inscrites sur son dernier album Strange Days.  Les morceaux ne résonnent plus de la même façon que lorsque je les écoute chez moi. Et c’est ce qui fait la différence entre écouter un artiste et le vivre en concert: quelque chose de touchant s’ajoute, le titre devient maléable, il prend toute sa force et revêt une dimension bien plus nuancée.

An Pierlé se dandine sur son ballon au rythme des notes accentuées par la pédale du piano. Elle vit chaque morceau, ses mains se croisant pour effleurer la dernière octave, sa voix passant d’un grave écorché et puissant à un son feutré et discret. On passe du chaud au froid, de l’énergie au calme, de la colère à la sérénité. Hard Winter est un titre dédié aux mamans comblées, nous explique t’elle, tandis que Suburban Skies nous replonge dans la seconde guerre mondiale avec les bombardements de Dresde.  Un autre morceau rend hommage à l’amour que sa grand mère portait à son mari défunt. Et au milieu de cette folk mélancolie, la relecture surprenante de Such a Shame de Talktalk.  

Intimiste, audacieuse, émouvante, An Pierlé s’autorise l’autodérision par quelques échanges avec le public, permettant une note d’humour et d’excentricité face à un album mélancolique et inspiré. On en ressort avec cette impression d’avoir vu, entendu, senti: l’univers de An Pierlé solo !