Festival VIA 2014

Vidéo


Dommage que ce Festival Via soit si loin…  Si vous êtes dans l’est…

A regarder le teaser, les installations artistiques explorent des mondes de possibles, dont les limites sont sans cesse repoussées par les nouvelles technologies 🙂

Et, ce qui n’est pas pour me déplaire, Philippe Découflé participera à cette édition 2014, la danse caressant doucement le souffle prometteur des techniques numériques.

Festival VIA, Manège de Maubeuge & Mons, France et Belgique, du 13 au 23 Mars.

 

Giselle ou le mensonge romantique

En passant


Maryse Delente

Maryse Delente

Un ballet somptueux de sensualité, non dénué d’une pointe d’humour se mêlant au vertige de moments de violence, lyrisme au coeur.

J’ai assisté hier soir à la représentation de la Compagnie  Maryse Delente: une pure merveille qui nous entraine dans les affres d’une Giselle au romantisme revisité par la chorégraphe. L’oeuvre initiale de Théophile Gautier est supplanté par la faveur de cinq Giselles envahissant avec force tout l’espace, singulières et énigmatiques, dansant pour un public épris par la beauté de ce territoire néo-classique et ce langage ravageur, tellement empreint de féminité.

Des noces de willis fantômatiques qui n’auront jamais lieu, des fiancées en robes de mariée surgissant dans un monde où la danse les révèle avec force.

Et la lumière danse

En passant


Quand la lumière devient le binome du danseur !

Co-équipière du danseur Lucas Boirat (photographe et graphiste), la lumière vit et danse, comme animée par un mouvement humain. Des formes géométriques intéragissent et évoluent tout au long de la musique, sublimant les mouvements du danseur, travaillés dans la précision. Relation troublante et énigmatique entre l’homme et la lumière espiègle … Une relation humain-objet animé-espace, une expérience sensorielle.

Le numérique au service d’un Art, mais plus que ça, une création surréaliste et poétique.

« Nuance«  est un  travail de mise en scène par Marc-Antoine Locatelli qui explique: « J’ai imaginé un futur où l’image vivante musicale ne serait pas que pure fiction. Cette vie musicale graphique, instinctive, voire animale permettra alors à la danse non plus d’intervenir comme une simple illustration sonore, mais comme un réel moyen de création musicale. »

Film réalisé en capture vidéo 60 fps avec une caméra semi-pro (slow motion) et bien sûr un large zeste de motion graphic design sous After Effects.

Musique de “Ants” du DJ californien edIT.

NGC 25, Carte blanche

En passant


NGC 25

Mardi prochain je verrai « Carte Blanche » par Hervé Maigret au Quatrain (44) : une pièce retraçant son travail sur 15 ans de création de sa compagnie, NGC 25, avec ses fidèles Nathalie Licastro -que j’ai eu la chance de rencontrer il y a quleques mois lors d’une initiation à la sophrologie-  et Stéphane Bourgeois. J’ai hâte de découvrir ce travail de duos dansant des extraits de leurs pièces.

En attendant, je ne me lasse pas de regarder « Le Carnaval des Animaux« , ballet de Hervé Maigret avec les danseurs de la Compagnie nationale de danse d’Equateur. Une création mettant en exergue l’animal que nous sommes, qui induit une réflexion sur nos propres comportements, nous interpelle et fait sourire en même temps.

Et pour fond sonore, WOODKID (Iron) ! Le RdV est pris pour Novembre, en concert au Zenith (Nantes).

ici, en répétition:

Loss, Layers- danse Butô

En passant


Un monde hostile !

J’avais, il y a de cela plus de 20 ans, vu un spectacle de danse butô. Singulier et parfois surprenant d’hostilité. Un concept de danse japonais, tout en sensibilité et lenteur dans sa gestuelle particulière. Ce soir se joue au Stéréolux un spectacle non moins étonnant: Loss, Layers interprété par Yum Keiko Takaya , danseuse de butô, à la demande de Fabrice Plaquette. Le ton est donné d’emblée: trouble et tension de mise puisque ce projet consiste à transposer, par le langage de la danse, une perte des repères du corps dans un univers hostile via le support du son. Et quel son ! A monde hostile, musique et sonorité hostiles: fracas psychologique, tension nerveuse, gestuelle symptomatique d’un combat contre des forces tous azimut insupportables.

Un beau moment sur cette vidéo qui fait passer l’affrontement. Joli retour pour moi sur le butô, danse transcendentale par excellence. Malheureusement impossible de voir cette gestuelle traquant les forces du mal…pour cause de cours de danse ce soir …

Expérimentation Butô

Collectif A.LTER S.ESSIO.

Presque Tout Sinon Rien – Cie Gilschamber

En passant


De la compagnie Gilschamber, la pièce « Presque tout sinon rien » est une explosion des genres et des styles comme je les aime:

Les artistes participants viennent d’univers variés (classique, hip hop, contemporain, jazz…) avec notamment Annabelle Loiseau qui a également dansé pour la compagnie « Chute libre » (dans un registre plus hip hop). Sur une musique conjuguant électro et classique cette chorégraphie n’est pas sans évoquer l’une des sublimes chorégraphies de M. Béjart, Le Sacre du Printemps, dont elle utilise la musique: une gestuelle donnant encore plus de force à une partition musicale déjà bien dense sur un Stravinsky puissant.

Une belle découverte, donc, que ce métissage des danseurs, orchestré par un chorégraphe breton. Comme quoi, ici encore, la création est toujours un élan du coeur, quelles que soient les origines ou parcours artistiques mis en jeu. Une transversalité des compétences au service de la création. Et c’est tout bon !

« Est-il nécessaire de parler la même langue pour construire ? Je reste convaincu de la possibilité d’aboutir à une création haute en couleur et pleine d’émotions, grâce à l’indulgence, à l’humilité et à l’intelligence des coeurs. »

Gilles Schamber, chorégraphe.

http://www.dailymotion.com/video/xxqow6_presque-tout-sinon-rien_creation

Pina Bausch

En passant


Je me suis interessée au travail de Pina Bausch lorsque, adolescente je mangeais la danse à pleine dents, dévorant les actualités de cet Art au travers des magasines spécialisés. Pina, ou la muse de la danse-théatralisé. Allemande, visage sec mais empreint d’une grande douceur. Créative et très personnelle. Son travail s’imprègne des codes du théatre; elle danse, parle ou fait parler, les mouvements sont saccadés, parfois répétitifs, les bras et les mains « racontent » et dansent, un langage induisant une communication entre les hommes et les femmes. Signature de cette chorégraphe qui peut sembler somme toute pessimiste dans cette écriture singulière. Un style incomparable d’où se dégage des émotions de solitude, de froideur, de peur ou de joie. Un opéra psychologique animé par une pluralité de danseurs interagissant sur la scène. Les robes soyeuses et longues des femmes virevoltent, le buste long, les cheveux s’envolent au vent. Pina… Pina Bausch !

Dansez, dansez … sinon nous sommes perdus ! Pina Bausch.

Voici la bande annonce du fim de Wim Wenders sur Pina (sorti en 2011), que je possède.

et: Vollmond de Pina bausch

ou avec Lilies of the valley (très beau !) sur une musique de Jun Miyake.

Ngc 25 – Les discrets

En passant


C’est avec un grand bonheur que je vous présente la compagnie Ngc 25, une compagnie de Danse contemporaine travaillant sur Nantes, proposant régulièrement des ateliers aux élèves d’Arts Circuit.

ngc 25 est une compagnie qui fêtera bientot ses 15 ans.  Son nom ? il vient de l’ âge de son protagoniste au moment de la création de cette compagnie: Nouveau Groupe Chorégraphique 25 ! A sa tête, Hervé Maigret qui a travaillé plusieurs années au Centre National chrorégraphique de Nantes, Nathalie Licastro, Stéphane Bourgeois.

Bientôt ce sera la fin de cette première année de Danse avec Ellen à Arts Circuit et j’en retire de très grands moments partagés de Danse et placement (barre au sol).

Voici « les Discrets », pièce de Hervé Maigret – ngc 25 – que j’aime particulièrement:

Artrock 2013

En passant


http://saint-brieuc.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/saint-brieuc/ville/art-rock-la-jeunesse-au-pouvoir-20-05-2013-2108007.php

Festival Artrock 2013

C’est donc en partie sous la pluie, que s’est déroulé Artrock ce we.

Quelques vidéos…

Mesparrow

http://saint-brieuc.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/saint-brieuc/ville/art-rock-la-jeunesse-au-pouvoir-20-05-2013-2108007.php

Skipe the use …

http://saint-brieuc.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/saint-brieuc/ville/art-rock-la-jeunesse-au-pouvoir-20-05-2013-2108007.php

B. Biolay

Woodkid

N’aviez vous jamais vu un danseur sur pointe ? Avec la compagnie M. Clark c’était chose faite !

m clark company

Et enfin, la démesure avec La Fura en délire !

La Biennale de Venise, Sylvie Guillem: 6000 miles away

En passant


Exposition internationnale d’Art contemporain, La Biennale de Venise est le lieu prestigieux où se cotoient Danse, Cinéma, Arts, Musique, Architecture. En juin 2012 Sylvie Guillem présentait 6000 miles away (by Sadler’s Wells London  & Sylvie Guillem): une beauté à l’état pur, une danseuse qui incarne la puissance et la fragilité, une icône au sommet de son Art ! Collaborant avec les plus grands chorégraphes, William Forsythe (aussi présent à la Biennale), Mats Ek (avec qui j’ai eu la chance de pouvoir suivre un stage dans les années 80), Maurice Béjart, …  Une légende, sûrement la plus belle danseuse de son temps, un corps travaillé dans toute la rigueur exigé par cet Art, une gestuelle idéale et exemplaire, une expressivité subjugante qui, plus que toute autres danseuses, me touche particulièrement. Regardez là dans « 6000 Miles Away« , sa puissance et sa grâce sont l’incarnation du summum ! Une pièce en trois actes, hommage aux victimes du Tsunami du Japon: Rearray, avec S. Guillem et l’étoile de la Scala de Milan, Massimo Muru dans un jeu d’ombes et de lumière, suivie de 27’52’ (avec Aurélie Cayla et Lukas Timulak), puis le jeu inquiétant du regard, les mouvements décomposés des bras et des jambes, saccadés, un va et vient entre la scène et le public dans une douce folie (!) de S. Guillem en solo, dans Bye (chorégraphie de Mats Ek).

Rearray, ur une musique de David Morrow.

6000 miles away

Fire Flight – Danse et nouvelles technologies


Maya 3D

Je commence bien ma journée avant de travailler; une vidéo sensuelle et de toute beauté. Il s’agit d’un clip promotionnel pour le Phoenix Dance Theater, une compagnie qui regorge de grandes qualités artistiques. Au delà de cette performance, un travail bluffant sur cette vidéo: utilisant la technologie Fluide Maya 3D et After Effects, l’ordinateur a pris le relai pour générer sur le mouvement des danseurs cet embrasement incendiaire dont l’effet est impressionnant ! Plus de six mois de travail avec une technologie de pointe pour un résultat des plus réussis. Une belle énergie !

La Tentation D’Eve- Pietra !


Eve et la jolie Pietra !

Jusqu’ici la musique battait son plein sur mes postes… La danse reprend le dessus, sans compter sur un étonnant mixe de musique électro et classique !  J’avance, je tâtonne, je trébuche, mais je reste  L’Eternel Féminin…

Je viens vous parler de La Tentation d’Eve, dansé et chorégraphié par Marie Claude Pietragalla, l’une de mes danseuses fétiches lorsque j’étais plus jeune (avec Sylvie Guillem) : Sur un début de Daft Punk qui laisse place à Mozart (!), notre Pietra incerne toutes les femmes, de la putain à la guerrière, de la romantique à la sorcière,  en passant par la businesswoman à l’ouvrière … et là, vous savez quoi ? je fais le parallèle avec Marie ou Marilyn de Damien Saez, c’est inévitable et flagrand à la fois. L’éternel féminitié, la gente féminine, la condition féminine, les facettes plurielles de la femme, tout y passe et, dans ce labyrinthe symbolique, EVE incarne l’éternel féminin et la tentation … celle d’être toutes les femmes à la fois. Un beau voyage depuis la nuit des temps jusqu’à nos jours, dansé et théatralisé par une femme émouvante, mettant en scène l’éclosion fragile mais certaine de la conscience féminine que l’on retrouve dans chaque être.

« Je résiste à tout, disait Oscar Wilde, sauf à la tentation ».

D’ici ou de nulle part


Cette photo, empruntée à la compagnie Arts Circuit (chorégraphe avec qui je prends mes cours de danse) illustre parfaitement mes états d’âme en cet instant T. Chacun y verra une atmosphère particulière ou ressentira une sensation ou émotion qui lui est propre au moment même où il regarde cette photographie.

je peux la nommer « d’ici ou de nulle part … », « la profondeur du désarroi » (ce tabouret perdu au beau milieu des flots…), le spleen de l’âme déchu », « désillusion et abandon », …

je garderai « d’ici ou de nulle part », vaguant dans le flux, le mouvement clapotant de l’eau et se laissant porter par le courant. S’arrêtera t’il, bloqué contre un obstacle ou poursuivra t’il inexorablement sa trajectoire  …? Ou n’est il pas simplement perdu sur le bord de ce rivage …?

au milieu de nulle part

En écoutant Tara King th (A Sigh of Relief)

Un bruissement de volupté, C. Brumachon


Le 13 Avril prochain, le directeur du Centre National Chorégraphique de Nantes, Claude Brumachon présentera son nouvel opus au titre évocateur des tentations et plaisirs des sens: « Un bruissement de volupté« .

C. Brumachon, bruissement de volupté

Voilà plus de 20 ans que je ne l’ai pas vu sur scène, la dernière pièce étant une représentation à Saint Brieuc vers 1988. J’ai appris pas plus tard qu’ hier soir, avec ma prof et chorégraphe Ellen Houellier que Claude Brumachon est l’un des rares chorégraphes dont les pièces sont désormais retranscrites par écrit: on écrit la musique à travers des partitions, certes, mais comment écrit-on une variation ? Depuis peu, des « notateurs » s’en chargent par le biais d’un langage codé  (le système Laban) servant à écrire la danse et donc garder une trace écrite d’un répertoire,  à des fins d’analyse (projet artistique, code des émotions du chorégraphe …)  et de reconstruction. Seuls quelques chorégraphes ont le privilège de voir leur créations artistiques écrites.

Bienvenue


Encore une fois c’est la vie qui s’entête, entre les dérapages et les lignes d’orages; Mais il y a aussi  l’eau, le feu, Vivaldi et la terre … clin d’oeil à B. Cantat. Un blog qui se veut reflet d’une épopée de vie, d’un état d’esprit orchestré par les songes, la musique, la peinture, la danse ou un patchwork de photos dans lesquels s’invitent rires, amusement, beauté de l’Art, philosophie de vie, repères intimistes et pensées subjectives. Du noir, du blanc mais aussi toutes les couleurs de l’arc en ciel s’inviteront sur la palette, à l’endroit, à l’envers … alors en route pour la joie !

Des visages, des figures; One trip One  noise