La Mer

En passant


Petite mine douce sortant de sa réserve, elle affronte les vents et les tempêtes, s’ingénue à briser les côtes mousseuses de ver de mai, se calme, s’agite, s’effondre en grande pompe sur le large, s’éventre affolée ou s’épanche de mucus …

Grande folle à ses heures, doucereuse en son temps, elle tangue telle une danseuse orientale. S’agrippe au rythme de la lune, tourbillonne, se déchaîne, se fend, s’adoucit de nouveau… anesthésie.

Belle terrestre, merveilleuse inconnue, surprenante intrépide, agile.
Vaillante, sans peur ni loi.
Immense et si large, mama du temps des cieux. Elle va. elle vient.
S’engouffre dans le creux, s’évertue à l’accueil, siffle sa mélodie sourde et apaisante.
Se retire. S’éloigne …

Revient sans ardeur, glisse en semelles lisses puis déploie sa fougue. Impétueuse.
Quelle audace !

Mouvance et bouillon, sans orgueil. Sédative, rassurante.
Nuancée de gris, céruléenne à ses heures, revigorante, insaisissable …elle habite, s’infiltre, s’agite encore, se joue du plancton, sans âme en conscience.

Marée basse …ou haute,

Elle vit, ondule, subsiste,

Soigne ou détruit mais toujours émeut …

Océan des cœurs,

La Mer

mer-brehat

 ninie la bulle

 

 

Publicités

Musique et moi vs Musique émoi


Musique émoi

J’en reviens toujours à la musique. Elle m’habite. Je l’écoute sans cesse. Chez moi, en voiture, ou même en déplacement, avec un casque. Elle temporise, énergise, calme ou rend nostalgique. Elle est le centre de mes émois. Alors une question se pose: comment ces ondes sonores nous taquinant les tympans parviennent-elles à agir sur nous ? Quels sont les éléments sous-jacents qui interviennent pour interagir avec nos émotions ?

Drôle de question, n’est-ce-pas ..?! Pourtant, je me la pose la souvent….

On nous dit d’écouter de la musique pêchu lorsque nos états d’âmes virent au gris…histoire que les couleurs vives refassent surface (un remède de grand-mère ?). Mais qui à ce plaisir d’écouter les riffs de guitare d’un bon vieux rock vivant ou le dernier titre électro alors que son cerveau lui dicte d’écouter le morceau bien planant, un beau spleen nous transportant dans les fonds de l’abîme ..? car c’est de cela qu’à besoin notre cerveau: se sentir en adéquation avec nos états d’âmes !

Je suis rieuse, follement vivante alors j’écoute des sons qui m’entrainent encore plus dans ma douce folie, je danse, je chante et je vis une furieuse envie de mordre la vie à pleine dents; je tombe dans la mélancolie et il me faut le réconfort d’un air musical lent, sombre, mais beau (et le beau-subjectif- du texte sera un facteur agravant) qui accompagnera cet état de « tristesse ». Plus que jamais, on en ressent toute sa beauté, plus que jamais on s’enfonce dans la cave, dans sa bulle,  mais on se sent également envahit par la plénitude du spleen. Oui, une plénitude. On en ressent toute la profondeur. C’est contradictoire non ? Peut-être est-ce surtout parceque l’on est plus à même de ressentir la musique mais aussi, et de façon intense, ses propres émotions, nous donnant alors cette force inégalable et l’envie de prolonger ce moment.

Le gris se lie avec un camaieu de gris. Le rose, le rouge avec les couleurs pop énergisantes. J’aime associer les couleurs aux émotions, lesquelles sont reliées à la musique, ses accords, sa mélodie, ses textes, des mots qui eux-même se colorent d’émotion et prennent de la profondeur à travers l’instrumentation.

J’écoute Tree of Life de Yodelice.

Pierre Lemarquis est Neurologue, neurophysiologiste et neuropharmacologue, et surtout spécialiste de la question !

La musique existe avant le langage et lui survit dans notre cerveau.
Née des émotions, elle module notre humeur, développe nos compétences, renforce les liens sociaux et peut même provoquer des orgasmes ! Amateurs ou professionnels, et quel que soit notre âge, nous possédons tous un cerveau musical qui ne demande qu’à nous aider au cours de notre existence. (Sérénade pour un cerveau musicien, P. Lemarquis).

Ce qui est certain est que la musique stimule notre cerveau, notamment par les neuromédiateurs (dopamine, sérotonine, adrénaline, …). Ce qui est déjà une bonne chose pour moi !

Liberté et courage


Ne sommes-nous pas libres émotionnellement que si l’on arrive à surpasser nos craintes ou nos fantômes? Et c’est peut être là que la notion du Courage intervient et peut s’exprimer pleinement.

Le courage est le mécanisme psychologique qui prime la peur, qui procure la force, la clarté et le cran de triompher des obstacles. (J. Orloff)

N’y a t’il pas de Liberté sans Courage préalable ..? Je vous laisse vous exprimer …

DSC_0062

Un clic, une émotion

En passant


Je me lève, je fais un petit tour sur FB et là, je me retrouve nez à nez avec cette photo … elle me parle, me touche, me chamboule et me fait m’interroger sur ce monde…

D’abord parcequ’elle est est bouleversante d’émotions. Dans quel monde vivons nous ..? Cette photo nous remet les idées en place, nous met face à une réalité indécente, nous fait relativiser sur nos petits bobos quotidiens, nous fait sortir de notre égo pour se projeter plus en avant: un tour d’horizon vers la misère humaine, la souffrance, la solidarité, la fraternité, celle qui touche de plein fouet notre sensibilité. Qui sommes nous vraiment, nous et nos plaintes incessantes qui n’ont de valeur que celle d’un désagréable moment à subir, centré sur nous même comme tout bon narcisse qui se respecte ? D’où l’intérêt d’ouvrir nos ornières pour sortir de nôtre cloître et naviguer vers des terres parfois inconnues, ou connues malgré nous, mais souvent ignorées ou enfouies dans ce petit espace perdu au fond des mémoires collectives…

Une photo qui me fait dire également, dans un tout autre registre, combien la photographie possède ce pouvoir absolu de retranscrire en un clic, celui du déclenchement de l’appareil, une forte émotion qui reste gravée à jamais dans la mémoire. Une image immuable. Un ressenti qui peut vous prendre aux tripes et dont l’origine provient de cette simple pression sur le déclencheur.

J’ignore tout de cette photo, je n’ai pas retrouvé son origine ni son auteur. Et nous sommes plus de 43000 personnes à être touchés …

Jugez plutôt…

969299_403860256389889_500211005_n

Rennes- D. Saez … Miami bis


Saez, concert à Rennes, Avril 2013

Quinze jours se sont écoulés depuis le concert de Saez à Nantes dont je garde un très beau souvenir. Hier soir, Saez, le retour, à Rennes au Liberté

Impression d’assister à un concert nouveau pour plusieurs raisons: un autre moment de ma vie, dans un autre état d’esprit, un contexte différent mais surtout une ambiance beaucoup plus chaleureuse et conviviale qu’au Zénith de Nantes ! Un seul bémol, et pas des moindres pour un concert…le son…en effet, une acoustique plus que mauvaise et une scénographie qui ne m’a pas enchanté avec un jeu de lumières très prononcé pendant l’interprétation de quelques titres plus rock (mais ça n’engage que moi !). « Ma petite couturière » fut un grand moment, certainement parcequ’en fermant les yeux, je croyais entendre Noir Désir; une montée en puissance soudaine, très rock, un style affirmé, un texte sans compromis, bien affuté. « Pilule » et « Marie ou Marilyn« , seront pour moi deux autres titres qui prennent aux tripes ce jour là et que je prends de plein fouet avec une sensation de vivre ailleurs, hors des réalités de ma vie. C’est étonnant comment se démarquent des titres particuliers à deux concerts espacés de quelques jours: on  les ressent de manière différente de par le contexte, l’interprétation de l’artiste qui délivre lui même sa singularité et sa sujectivité ce jour là et l’émotion qu ‘il transmet au public.

Au final, un bon moment passé parmi des fans très enjoués, qui, comme moi, le sont encore plus sur des titres « cultes » d’anciens albums. Peut être faut il du temps pour s’approprier certains opus mais il est évident que certains d’entre eux raisonnent de façon plus forte, comme si les textes semblaient nous appartenir, nous touchant avec une grande sagesse et intimité et dont la musicalité renforce cette impression familière. Dommage que la qualité du son n’ait pas été au top. Et toujours cette petite frustration de ne pas connaître les musiciens que Saez ne présente pas…

L’art qui me parle


Petite question difficile: pourquoi est-on sensible à L’ Art …?

Des couleurs, textures, motifs font écho à mon imaginaire et ma sensibilité. C’est un éventail d’items sensoriels qui viennent sûrement frapper à ma porte. Le courant passe. Ou ne passe pas. Mais toujours s’entrechoquent pour me faire dire si j’y suis sensible ou non. Une émotion se dégage, un feeling, quelque chose me parle. C’est tout bête et pourtant ça procure de belles sensations !

 

ART