Pupille de jade

En passant


Regarde cet oeil qui t’observe,

Pupille de jade ou de la nation,

Laissant filtrer la lumière en ton nom,

Iris en miroir, j’y vois ton reflet,

Sous la brume, étincelle le pardon

Dyptique invisible.

ninie la bulle

ninie bulle-

En sourdine

En passant


En sourdine

Effleurer l’impalpable de mes mains tremblantes,

Vertige de l’émoi effeuillé de ses sens,

En sourdine, le coeur se défend,

Adrénaline en suspens,

Se balance, en arrière en avant.

ninie la bulle

Un regard

Image


Au crayon, pointe mal taillée

En noir et blanc, d’une plume déliée

Dansant sur le papier couché

Tirant le trait, coeur accroché

Un regard, celui du temps passé.

                            ninie la bulle (dessin au crayon)

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Entrevoir

En passant


Entrevoir

Petites ailes fragiles du papillon je ressens, survole le long couloir d’un bras de mer, se pose, s’essoufle et cherche sa trajectoire. S’engouffre dans la brise, laisse au loin le cap, le mistral des émois. Iris de mon coeur aux pétales gorgé de soleil. Hisser la voile.

Suivre la mouette et ses cris geignards ou se perdre dans un dédale de bourrasques. Loin derrière les dunes de sable chaud, la douceur des grains de cristaux. Loin devant, la chrysalide, le cocon d’un nouveau genre.

Entrevoir n’est pas voir. Etre sûr n’est pas sûr. Oublier n’est pas l’oubli. Résister n’est pas se résigner. Entrevoir c’est créer, ne pas oublier et résister.

ninie la bulle

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Edgar Allan Poe

En passant


Jamais Plus !

Poème

A l’heure des fantômes, lors d’une nuit lugubre, le mystère de l’oiseau nous plonge dans le fief de l’âme blessé, le désarroi. Pour que les  souvenirs disparaissent, pour que l’oubli soit roi. Un poème qui a inspiré, entre autres, Gainsbourg dans le titre célèbre Initials B.B.

Le Corbeau

« Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint précieux et curieux volume d’une doctrine oubliée, pendant que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement, comme de quelqu’un frappant  doucement, frappant à la porte de ma chambre. « C’est quelque visiteur, — murmurai-je, — qui frappe à la porte de ma chambre ; ce n’est que cela, et rien de plus.

…alors, m’enfonçant dans le velours, je m’appliquai à enchaîner les idées aux idées, cherchant ce que cet augural oiseau des anciens jours, ce que ce triste, disgracieux, sinistre, maigre et augural oiseau des anciens jours voulait faire entendre en croassant son  Jamais plus !

Rentre dans la tempête, retourne au rivage de la Nuit plutonienne ; ne laisse pas ici une seule plume noire comme souvenir du mensonge que ton âme a proféré ; laisse ma solitude inviolée ; quitte ce buste au-dessus de ma porte ; arrache ton bec de mon cœur et précipite ton spectre loin de ma porte ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »

Le Corbeau, Edgar Allan Poe (traduit par Beaudelaire).

edgar poe

Sonnent les notes – poème

En passant


  Sonnent les notes

Du silence jaillit le cri,

Eparse, hurlant, lancinant,

Et repassant comme un faux-pli,

Mutisme résonne comme une fausse note.

Sonnent les notes et le gimmick,

Coeur battant la volupté du temps,

Captant le La et jouant l’anesthésie,

Courte pause déjouant les brusqueries.

                           ninie la bulle

Sans musique la vie serait une erreur…

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Ciel d’Azur

En passant


Ciel d’Azur

Se noyer dans la flaque et sortir la tête. Gloups, bruissement de raideur,

Vaciller dans le couloir des torpeurs, insomnie contre rêves illusoires,

Regarder la vague, prendre à pleine mains ses rondeurs,

Comme c’est bon cet accueil qui vous soumet la douceur.

Attraper l’aile ventriloque d’un pantin  aux yeux  d’étincelles,

S’attarder dans les prairies des grands vols, ciel d’azur d’un passé,

Le grand plongeon, petite flaque devenue océan des terriens suspendus de ficelles,

Ralentir, ou fuir mais jamais se noyer dans le nombril des grandeurs.

ninie la bulle

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Couleurs improbables

En passant


poeme couleurs improbables

Couleurs Improbables

Couleurs Improbables

Bleues comme les herbes folles,

Je traverse les prairies anthracites,

Blanche comme la terre qui se moque,

Je saisis l’orange amer d’une pluie.

Sous la lumière bleue d’un temps perdu,

L’ocre et le rouge annoncent l’impalpable,

L’acajou se perd ou se gagne en mue,

Amalgame daltonien de couleurs improbables.

ninie la bulle

(en écoutant: Shine ou you crazy Diamond, Pink Floyd):

Threatened by shadows at night

And exposed in the light

Shine on you crazy diamond

 Well you wore out your welcome

With random precision

Rode on the steel breeze

Come on you raver, you seer of visions

Come on you painter, you piper, you prisoner, and shine !

L’azur de mes lignes

En passant


l’Azur de mes lignes

Sur mes pas je trépasse et repasse,

Et dans l’insolence du silence,

L’azur de mes lignes me menace.

Humant l’éclaboussure d’un faux pas,

Je passe outre ce champs de cuirasse,

Et partant, je regagne ma rive de ciment.

ninie la bulle

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Nef du Bonheur

En passant


Nef du bonheur

Vos yeux pétillent dans les miens,

S’abandonnant dans les ruines de mon coeur,

Sourires et tendresses fleurissent en chemin,

S’élevant comme la nef du bonheur.

Libres, brillants, innocents,

Bercés par la pudeur du jeune temps,

Mi-enfantins, mi-adultes innocents,

Rassurés, nous sommes, par ce lien en segment.

A ce soir mes enfants !   🙂 🙂

ninie la bulle

Entre Ciel et Terre

En passant


Entre ciel et terre

Horizon mal dessiné embrassant la mer,

A la croisée des chemins de vie,

Regarder au loin et se laisser bercer.

Illusion illusoire, se sentir grandir,

Ou prolonger ce sentier au goût amer.

ninie la bulle

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Labyrinthe de mes ennuis

En passant


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Labyrinthe de mes ennuis

Perdu dans ce dédale décor,

Labyrinthe de mes ennuis,

Lequel de ces chemins,

Dois-je parcourir et suivre,

Pour que jamais plus tu ne fuis ?

Ouvrir grand mes mirettes,

Sortir de mes ornières,

Longer la ligne d’horizon,

Sortir indemne de cette mission.

Ecouter l’ange du silence,

Sentir, effleurer tes émotions,

Retrouver grâce et providence,

Sur ce long chemin de l’espérance.

ninie la bulle

Beaudelaire – poème


Spleen IV de Charles Baudelaire

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle

Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,

Et que de l’horizon embrassant tout le cercle

Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;

Quand la terre est changée en un cachot humide,

Où l’Espérance, comme une chauve-souris,

S’en va battant les murs de son aile timide

Et se cognant la tête à des plafonds pourris

… extrait du poème « Lecteur  » (Beaudelaire)

Le chant du silence dans le cogito beaudelairien, dépossédé de soi, de ses repères, où résonnent des sonorités d’espérance déchue. Quelle est cette terre germant les fleurs du mal ..? J’ai associé ce poème au Boléro de D. saez: « Elle était profonde »…

Mes p’tits bouts

En passant


A mes deux p’tits bouts

Naviguant sur l’écume de nos jours

Sublimés par vos regards incessants

Je vous donne sans détour mes enfants

Cet astre brillant qu’est ma terre

Vous voir grandir  alentour

Escale sur nos vies pacifiantes

Sans détour, colmatant la brèche

Rires et vie sont nos tendresses

Petit poème écrit pour vous mes enfants 🙂

Les Rosaires

Chimères


Chimères

Je suis un petit rien dans cet univers,

Faiblesse, fragilité mais consciente,

Je traverse les oasis, parfois les déserts,

Et oscillant entre mes désirs et mes abondances,

Je Suis, m’abandonnant à mes chimères.

Petitesse, libre, parfois perdue,

Ma conscience me rend ma dignité.

ninie la bulle

oeil paimpol- ninie FB