En sourdine

En passant


En sourdine

Effleurer l’impalpable de mes mains tremblantes,

Vertige de l’émoi effeuillé de ses sens,

En sourdine, le coeur se défend,

Adrénaline en suspens,

Se balance, en arrière en avant.

ninie la bulle

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Silence

En passant


Silence, chut, silence

Pointe d’insolence

Repli sur un vide trop plein

Un plein emmuré par des vides

Que la vie se charge de remplir

Par des vides insolents incessants.

En amont, des sens plein de vie

En aval, des pleins évidés de leur sens

Au centre,  l’impertinence du libre.

Silence

ninie la bulle

arbre coucher de soleil-_

Les Mots !

En passant


Qui sont ces mots ?

Que sont-ils ces mots que l’on use et abuse chaque jour, ces mots que l’on dit, écrit ou lit et qui viennent frapper notre entendement, titiller notre pensée ? Ah et bien oui, je m’en pose de drôles de questions ! Il y a tellement de choses dans notre vie que nous utilisons sans avoir conscience véritablement de cet usage parcequ’elles sont justement d’un automatisme stupéfiant ! C’est tout l’art de la philosophie que de s’interroger, d’amener en conscience une réflexion sur les phénomènes de l’existence humaine: l’illusion, le bonheur, la liberté, le savoir, l’Art,… autant de sujets passionnants qui me replongent quelques années en arrière …

Mais alors ces mots ? Ces signifiants qui, par le biais des signifiés, vont accomplir leur devoir, celui d’une intention de communiquer, de dire, de signifier, de donner du sens, captant un sentiment, divulguant une émotion, …que sont-ils?

Concept et sacrée invention des temps modernes (nous différenciant aussi du monde animal), porteurs de sens, initiateurs des interprétations, matière première de la rhétorique, ou titre autobiographique de J. P. Sartre :-), Les Mots sont ces petits signifiants utilisés à chaque instant au pouvoir phénoménal ! Ce sont eux qui dirigent notre vie, eux qui nous émeuvent ou nous mettent en colère, eux qui nous font entendre et interpréter par le biais de notre savoir et notre culture, eux qui nous touchent, qui nous sauvent ou nous blessent (Les Mots sont des fenêtres… ou bien ce sont des murs, M. Rosenberg), eux qui caressent ou font rire, eux qui nous font douter, eux qui nous laissent perplexe ou méfiant, eux qui nous bouleversent ou nous font sourire !

Quel pouvoir absolu sur notre vie, quel talent, quelle éloquence ! Et c’est sans compter sur le rapport que ces mots entretiennent entre eux pour donner encore plus de sens et d’impact sur l’auditeur ! Une sémantique imparable dont F. De Saussure avait plaisir à décortiquer (bouuh, de vieux souvenirs tout ça !). Et pour cause, cette richesse à travers les mots est sans égal !

Alors usons de ces mots qui ont contribué à façonner notre vie, notre monde, nos intéractions et notre culture ! En fin de compte, sans les mots, nous ne sommes plus grand chose, n’est-ce-pas ..?

En écrivant ces quelques lignes, j’écoutais J.Brel, Les paumés du petit matin, dont la majeure partie des paroles est en allemand: hum, les mots n’avaient aucun sens pour moi !

http://www.sketchtoy.com/30929891  (merci mon fils pour cette découverte « sketch » !)